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Hommage à des résistants étrangers aux nazis « morts pour la France »

Plus de 90 résistants et otages étrangers fusillés pendant l'Occupation allemande vont être reconnus "morts pour la France", a annoncé l'Elysée, évoquant une "aberration historique"

Fusillés au Mont-Valérien. (Crédit : Wikimedia Commons)
Fusillés au Mont-Valérien. (Crédit : Wikimedia Commons)

Plus de 90 résistants et otages étrangers fusillés pendant l’Occupation allemande vont être reconnus « morts pour la France » dimanche, a annoncé jeudi la présidence française, évoquant une « aberration historique ».

« C’est une injustice et un oubli par omission, (…) une aberration historique » qui seront réparés, a souligné un conseiller du président Emmanuel Macron.

Le suspense demeure en revanche sur une éventuelle « panthéonisation » du résistant d’origine arménienne Missak Manouchian par le chef de l’Etat, évoquée dernièrement dans la presse française.

L’entrée au Panthéon de Missak Manouchian, qui forma un groupe de résistants étrangers proche du Parti communiste français parmi les plus actifs de la Résistance, est ardemment réclamée par la gauche française, notamment le PCF.

Emmanuel Macron est dans une « phase de réflexion », a indiqué le conseiller présidentiel.

Le groupe Manouchian était composé d’une soixantaine d’hommes et de femmes des Francs-tireurs et partisans de la Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI).

Missak Manouchian (Crédit : Domaine public)

Durant l’été et l’automne 1943, il réalisa près d’une centaine d’opérations armées et de sabotages en région parisienne, dont l’exécution à Paris du général SS Julius Ritter, responsable du Service du travail obligatoire (STO).

Il fut démantelé en novembre 1943 et 22 de ses membres, dont Missak Manouchian, fusillés au Mont-Valérien, à Suresnes (Hauts-de-Seine), le 21 février 1944.

Les autorités allemandes tentèrent de les discréditer dans l’Affiche rouge, affiche de propagande allemande placardée massivement en France sous l’Occupation, en fustigeant une « armée du crime » aux mains de l’étranger.

En février, le résistant Szlama Grzywacz, le dernier des résistants figurant sur cette Affiche rouge qui ne l’était pas encore, a été reconnu « mort pour la France ».

Reproduction d’une affiche qui fut placardée dans les principales villes de France sous l’Occupation par les services de la propagande allemande. Ce document connu comme « l’Affiche rouge », présentait les portraits de dix résistants parmi les vingt-trois qui allaient être condamnés à mort et fusillés, au mont Valérien le 21 février 1944. Ces hommes, qui appartenaient au « Groupe Manouchian » – du nom de leur chef arménien du moment, Missak Manouchian -, étaient des membres des Francs-tireurs et partisans de la Main-d’Oeuvre immigrée (M.O.I.) créée en 1926 par le Parti communiste français. (Crédit : AFP)

Cette reconnaissance sera étendue à 91 autres résistants ou otages étrangers fusillés au Mont-Valérien, près de Paris, où le président se rendra dimanche matin pour la traditionnelle commémoration de l’Appel du 18-Juin par le Général de Gaulle.

Emmanuel Macron se rendra dans la Clairière des fusillés, en présence de Robert Bierenbaum, ancien résistant FTP-MOI, qu’il décorera.

Le Mont-Valérien est le principal lieu d’exécution de résistants et d’otages par l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale. Charles de Gaulle y a inauguré en 1960 le Mémorial de la France combattante.

Le dernier Compagnon de la Libération décédé, Hubert Germain, a été inhumé dans la crypte du Mémorial le 11 novembre 2021.

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