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11 morts dans des frappes en Syrie attribuées à Israël – OSDH

"Onze personnes, dont sept civils" et deux combattants du Hezbollah pro-Iran, ont été tuées "dans des frappes israéliennes" menées dans la nuit de mardi à mercredi, selon l'OSDH

Des soldats réservistes israéliens prennent part à un exercice militaire sur le plateau du Golan, près de la frontière syrienne, le 24 janvier 2024. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)
Des soldats réservistes israéliens prennent part à un exercice militaire sur le plateau du Golan, près de la frontière syrienne, le 24 janvier 2024. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)

Des frappes israéliennes sur la région de Homs, dans le centre de la Syrie, ont fait onze morts, dont des civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), le ministère syrien de la Défense évoquant un nombre indéterminé de civils tués ou blessés. C’est la dernière attaque attribuée à Israël dans un contexte de guerre contre le Hamas à Gaza.

« Onze personnes, dont sept civils » et deux combattants du Hezbollah pro-Iran, ont été tuées « dans des frappes israéliennes » menées dans la nuit de mardi à mercredi contre un immeuble du quartier résidentiel huppé de Hamra, dans la ville de Homs, a déclaré l’OSDH, faisant état d’un nouveau bilan.

L’Observatoire, basé au Royaume-Uni mais qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie, avait alors souligné que le bilan de ces frappes nocturnes pourrait à nouveau s’alourdir, des victimes étant encore sous les décombres.

Quatre étudiants qui louaient le sous-sol du bâtiment, une femme qui se trouvait au premier étage et son fils figurent parmi les morts, ainsi qu’un civil non identifié, a précisé l’OSDH.

Un Syrien travaillant avec le Hezbollah et un combattant pro-Iran, dont la nationalité et l’affiliation n’ont pas été identifiées par l’ONG, ont également été tués.

Mais une source proche du Hezbollah, qui combat en Syrie aux côtés du régime de Bachar al-Assad, a confirmé à l’AFP la mort de deux combattants de la formation islamiste libanaise.

Le ministère syrien de la Défense a pour sa part indiqué que « l’ennemi israélien a mené des frappes aériennes (…) visant plusieurs cibles dans la ville de Homs et ses environs (…), tuant et blessant un certain nombre de civils ».

Une source a affirmé que le système de défense aérienne syrien avait abattu certains missiles israéliens.

En plus des victimes, l’agence de presse SANA a fait état de dégâts à des biens publics et privés.

La télévision d’Etat syrienne a diffusé des images montrant des secouristes fouillant dans les décombres de ce qui semble être un bâtiment effondré, et transportant une personne sur un brancard.

Des sources locales ont indiqué à Reuters que l’attaque avait visé plusieurs postes de l’armée syrienne et une base aérienne du secteur de Homs. Une source proche des services syriens de renseignement a précisé qu’elle avait pris pour cible la base aérienne Shayrat.

Selon le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, le bâtiment touché à Homs s’est complètement effondré.

La station de radio pro-gouvernementale Sham FM a déclaré que les zones touchées comprenaient le quartier al-Malaab, très fréquenté, et la rue Hamra. Elle a indiqué qu’Israël avait aussi bombardé des terres agricoles à al-Waer, entraînant un incendie sans faire de blessé.

L’armée israélienne n’a fait aucun commentaire sur ces informations.

Depuis que la guerre à Gaza a éclaté, Israël a renforcé sa campagne de frappes aériennes qui vise à éradiquer la présence de l’Iran, son ennemi juré, en Syrie – s’en prenant au Corps des gardiens de la révolution iranien et au Hezbollah, qui lancent des attaques vers l’État juif depuis la frontière libanaise depuis le 8 octobre.

Israël commente rarement ses frappes en Syrie et n’a pas revendiqué la responsabilité des plus récentes à avoir été commises sur le territoire, reconnaissant seulement avoir riposté aux tirs de missiles lancés depuis la Syrie.

Au cours de l’une de ces attaques, le 20 janvier, cinq membres du Corps des gardiens de la révolution avaient été tués, notamment un général à la tête des renseignements des forces al-Quds qui sont responsables des opérations des Gardiens de la révolution à l’étranger. Le bombardement avait complètement détruit un immeuble de Damas.

Des personnes et des sauveteurs rassemblés devant un bâtiment détruit par une frappe attribuée à Israël, à Damas, le 20 janvier 2024. (Crédit : Louai Beshara/AFP)

Une autre attaque qui avait eu lieu aux abords de Damas, le 25 décembre, avait fait un mort, un conseiller des Gardiens de la révolution qui était responsable de la coordination entre la Syrie et l’Iran. Le guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei avait dirigé la prière lors de ses funérailles.

Les forces iraniennes avaient été invitées dans le pays par Bachar al-Assad pour l’aider à riposter aux rebelles qui s’étaient emparés de certaines parties du territoire syrien dans le cadre d’un conflit qui avait commencé en 2011.

Des années après qu’Assad et ses alliés ont repris le contrôle de la plus grande partie de la Syrie, les groupes soutenus par l’Iran mènent encore des opérations sur dans de multiples zones du pays.

La guerre a éclaté quand le Hamas, le groupe terroriste soutenu par l’Iran, a lancé une attaque massive sur le sol israélien, le 7 octobre, tuant 1200 personnes, en majorité des civils. 253 personnes avaient aussi été kidnappées, ce jour-là, et prises en otage dans la bande de Gaza.

En réponse, Israël a juré d’éliminer le Hamas, lançant une campagne militaire à grande échelle, à Gaza, dont l’objectif est d’anéantir les capacités militaires et de gouvernance du groupe terroriste.

L’Iran, qui soutient le Hamas financièrement et militairement, a déclaré que le massacre du 7 octobre a été « un succès » mais la république islamique a nié avoir été directement impliquée dans l’assaut.

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