Inaction face à l’antisémitisme : une étudiante juive poursuit une université US
Rechercher

Inaction face à l’antisémitisme : une étudiante juive poursuit une université US

Cassidy Pyser affirme que son ancienne colocataire à l'université Kutztown lui envoyait des SMS sur la Shoah et a abîmé sa mezuzah

Le campus de Kutztown University en 2010 (Crédit : Wikimedia Commons)
Le campus de Kutztown University en 2010 (Crédit : Wikimedia Commons)

Selon une plainte fédérale, une université de Pennsylvanie n’aurait pas répondu à des plaintes de harcèlement antisémite, ce qui a forcé une étudiante à quitter l’école.

Cassidy Pyser, dans un procès intenté la semaine dernière devant le tribunal fédéral du district Est de la Pennsylvanie, affirme que son ancienne colocataire à l’université de Kutztown lui envoyait des SMS sur la Shoah et a fini par casser sa mezuzah, le rouleau de versets bibliques que certains Juifs accrochent au linteau de leur porte.

L’université n’étant pas intervenue, Pyser dit qu’elle a été forcée de la quitter en 2017, après sa deuxième année.

Le Morning Call a fait un premier article sur ce procès mardi.

Selon la poursuite, les accusés « ont directement créé, individuellement et collectivement, le danger qui a permis à la plaignante d’être victime d’actes et de comportements antisémites scandaleux et impunis qui lui ont causé un grand préjudice émotionnel et l’ont obligée à abandonner ses études ».

La poursuite prétend que l’université a incité Pyser à s’inscrire sous de faux prétextes, prétendant qu’elle avait promis d’assurer un environnement d’apprentissage sécuritaire. Elle prétend également que l’école a violé la Loi Clery, une loi fédérale exigeant que les universités recevant un financement fédéral signalent les crimes commis à proximité de leur campus.

En 2017, l’école a été le théâtre d’activité suprématiste blanche, selon la Anti-Defamation League.

Aramark Food and Support Service Group, le fournisseur de services alimentaires de l’université, ainsi que plusieurs employés d’Aramark et de l’université sont également cités comme accusés dans le procès.

L’ancienne colocataire de Pyser aurait travaillé au réfectoire du campus et aurait refusé de la servir. L’ancienne colocataire n’est pas nommée comme accusée dans la poursuite.

Kutztown a refusé les demandes de commentaires des médias, invoquant un litige en cours d’instance.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...