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Irak : 5 combattants pro-Iran tués dans un bombardement

La "Résistance islamique en Irak" a confirmé la mort de "5 martyrs", se contentant de dire qu'ils avaient été tués au combat contre "les forces de l'occupation américaine en Irak"

Les membres du mouvement chiite irakien al-Nujaba à Bagdad expriment leur soutien à l'assaut du Hamas contre Israël lors d'un rassemblement, le 8 octobre 2023. (Crédit : Ahmad AL-RUBAYE / AFP)
Les membres du mouvement chiite irakien al-Nujaba à Bagdad expriment leur soutien à l'assaut du Hamas contre Israël lors d'un rassemblement, le 8 octobre 2023. (Crédit : Ahmad AL-RUBAYE / AFP)

Cinq combattants en Irak d’un groupe armé pro-Iran ont été tués dimanche soir par un « bombardement aérien » dans la province de Kirkouk, ont rapporté des responsables de sécurité, sur fonds de tensions régionales entraînées par la guerre entre Israël et le Hamas.

Tard dimanche soir, un responsable militaire américain a confirmé à l’AFP sous le couvert de l’anonymat cette « frappe d’auto-défense contre une menace imminente » menée en Irak contre « un site de lancement de drones ».

Le « bombardement aérien » a visé un « site » tenu par une faction affiliée au Hachd al-Chaabi, coalition d’ex-paramilitaires désormais intégrés aux forces régulières, a indiqué à l’AFP un autre haut responsable de sécurité à Kirkouk, s’exprimant lui aussi sous couvert d’anonymat et faisant état de cinq morts.

« Un drone a pris pour cible une position du groupe al-Noujaba dans la région de Dibis », a rapporté de son côté un autre responsable de sécurité dans la capitale Bagdad, confirmant un bilan de « cinq morts et cinq blessés ».

Le secteur visé, dans la province de Kirkouk, se trouve près de la frontière avec le Kurdistan autonome dans le nord de l’Irak. Un officier de police dans le secteur a assuré que « des débris appartenant apparemment à un drone » ont été retrouvés sur place.

La frappe intervient au lendemain d’une mise en garde adressée par le gouvernement irakien aux États-Unis contre toute « attaque » sur son territoire. Samedi, lors d’un appel avec le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani a en effet insisté sur « le refus de l’Irak de toute attaque visant le territoire irakien ».

M. Soudani a réitéré « l’engagement du gouvernement irakien à protéger les conseillers de la coalition internationale présents en Irak », en référence aux militaires américains déployés dans son pays dans le cadre d’une coalition antijihadiste pilotée par Washington.

Des soldats américains sur un site de bombardement iranien sur la base aérienne d’Ain al-Asad, à Anbar, en Irak, le 13 janvier 2020. (Crédit : AP / Qassim Abdul-Zahra)

Tensions régionales

Dimanche soir, la « Résistance islamique en Irak », nébuleuse formée par des groupes armés affiliés au Hachd al-Chaabi, a confirmé dans un communiqué la mort de « cinq martyrs », se contentant de dire qu’ils avaient été tués au combat contre « les forces de l’occupation américaine en Irak ».

C’est ce mouvement qui revendique depuis plusieurs semaines les attaques menées avec des frappes de drones ou des tirs de roquettes contre les militaires américains en Irak et en Syrie.

Ces bombardements illustrent les répercussions régionales de la guerre opposant Israël au Hamas palestinien dans la bande de Gaza, et les groupes pro-Iran justifient leurs attaques en pointant du doigt le soutien apporté par Washington à Israël.

Fin novembre, en représailles aux attaques récurrentes de ces mouvements, des frappes américaines meurtrières ont visé à deux reprises en Irak des combattants pro-Iran. Washington a aussi bombardé à trois reprises en Syrie des sites liés à l’Iran.

Les attaques contre les soldats américains avaient cependant cessé durant la trêve observée entre Israël et le Hamas, qui a volé en éclat vendredi matin, faisant craindre une escalade régionale.

Au total, Washington a recensé 76 attaques menées depuis le 17 octobre contre ses troupes en Irak et en Syrie, dix jours après le début de la guerre, selon un bilan actualisé fourni par un responsable militaire américain.

Dimanche encore, « plusieurs roquettes » ont visé « des forces américaines et de la coalition » stationnées sur une base dans l’Est de la Syrie, sans faire de victimes ou de dégâts, selon le responsable militaire américain.

La guerre Israël/Hamas a été déclenchée par une attaque sans précédent menée par le groupe terroriste palestinien en Israël le 7 octobre, qui a fait 1 200 morts, en majorité des civils, selon les autorités. En représailles, Israël a mené des bombardements dévastateurs contre le territoire palestinien et lancé le 27 octobre une offensive terrestre.

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