Iran : condamnation à mort confirmée pour l’opposant Rouhollah Zam
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Iran : condamnation à mort confirmée pour l’opposant Rouhollah Zam

Rouhollah Zam est accusé d'être "dirigé par le renseignement français et soutenu" par les services secrets des Etats-Unis et d'Israël

Le journaliste Ruhollah Zam s'exprime lors de son procès au Tribunal révolutionnaire, à Téhéran, en Iran, le 2 juin 2020. (Crédit ; Ali Shirband/Mizan News Agency via AP)
Le journaliste Ruhollah Zam s'exprime lors de son procès au Tribunal révolutionnaire, à Téhéran, en Iran, le 2 juin 2020. (Crédit ; Ali Shirband/Mizan News Agency via AP)

La Cour suprême d’Iran a confirmé la condamnation à mort de l’opposant iranien Rouhollah Zam, accusé par Téhéran d’avoir joué un rôle d’agent pour le compte de la France, a-t-on annoncé mardi de source officielle.

« Il y a plus d’un mois, la Cour suprême a statué sur son cas et le verdict du tribunal révolutionnaire a été confirmé », a déclaré sans plus de précision le porte-parole de l’Autorité judiciaire, Gholamhossein Esmaïli, lors d’une conférence de presse diffusée en ligne.

M. Zam a vécu en exil plusieurs années en France avant d’être arrêté par les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique, dans des circonstances obscures.

Son arrestation avait été annoncée en octobre 2019, mais l’Iran n’a pas précisé le lieu ni la date des faits, accusant l’opposant quadragénaire d’être « dirigé par le renseignement français et soutenu » par les services secrets des Etats-Unis et d’Israël.

Des étudiants assistent à une manifestation à l’Université de Téhéran tandis que la police iranienne anti-émeute les empêche de rejoindre d’autres manifestants, le 30 décembre 2017. (Crédit : AP Photo)

M. Zam, qui disposait du statut de réfugié en France, a dirigé une chaîne sur la plateforme de messagerie cryptée Telegram, appelé Amadnews et reconnu coupable d’avoir joué un rôle actif dans la contestation de l’hiver 2017-2018.

Au moins 25 personnes ont été tuées dans ces troubles ayant touché plusieurs dizaines de villes iraniennes entre le 28 décembre 2017 et le 3 janvier 2018. Téhéran avait qualifié de « sédition » ce mouvement de protestation contre la vie chère ayant rapidement pris un tour politique.

En juin, M. Esmaïli avait indiqué que le tribunal révolutionnaire de Téhéran avait « considéré que les 13 chefs d’inculpation [pour lesquels il comparaissait] équivalaient au chef d’accusation ‘corruption sur terre’ et [avait] donc prononcé la peine de mort ».

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