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Iran: les inspections, pas « une monnaie d’échange » dans les négociations

Le travail d'inspection "doit être préservé", affirme le directeur de l'AIEA, alors que l'Iran a menacé de "mettre fin" au compromis bilatéral technique conclu le 21 février

Le nouveau directeur de l'AIEA Rafael Mariano Grossi durant une interview avec The Associated Press à Vienne, le 3 décembre 2019. (Crédit : AP Photo/Ronald Zak)
Le nouveau directeur de l'AIEA Rafael Mariano Grossi durant une interview avec The Associated Press à Vienne, le 3 décembre 2019. (Crédit : AP Photo/Ronald Zak)

Le travail d’inspection « doit être préservé » et ne saurait être utilisé comme « une monnaie d’échange dans les négociations » diplomatiques sur l’accord nucléaire iranien, a déclaré lundi le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Rafael Grossi s’exprimait à Vienne au premier jour d’un Conseil des gouverneurs, alors que face aux rumeurs de résolution de l’AIEA, l’Iran a menacé, dans une note informelle, de « mettre fin » au compromis bilatéral technique conclu le 21 février pour permettre à l’agence de maintenir une surveillance, bien que réduite, de son programme nucléaire.

L’Iran a suspendu la semaine dernière certaines inspections, faute d’avoir obtenu la levée des sanctions qui avaient été rétablies par l’ancien président Donald Trump.

Rafael Grossi a décrit cette mesure comme une « perte immense », même si les inspections se poursuivent correctement pour vérifier la nature pacifique du programme nucléaire iranien : « pour l’instant, tout va bien » sur ce plan-là, a-t-il dit.

Selon les termes de l’accord signé avec l’AIEA, Téhéran s’est ainsi engagé à fournir l’ensemble des données des caméras et autres outils de contrôle si les sanctions sont levées d’ici à trois mois.

Le nouvel hôte de la Maison Blanche, Joe Biden, a promis de revenir dans le giron du pacte nucléaire de 2015 « si » l’Iran respectait à nouveau ses engagements.

Face à cette nouvelle donne, « j’ai jugé important de donner plus de temps à la diplomatie », a expliqué M. Grossi, appelant à ne « pas baisser les bras au bout de 7 ou 8 jours ».

« Je demande à tous de mener des discussions constructives et de préserver le travail de l’agence », a-t-il insisté.

Les Européens examinent la possibilité de faire voter une résolution pour exprimer leur vive inquiétude et rappeler à l’ordre l’Iran, selon des sources diplomatiques.

Le dernier avertissement de l’AIEA remonte à juin 2020 face au refus de la République islamique d’autoriser l’inspection de deux sites suspects. Il s’agissait de la première résolution critique depuis 2012.

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