Rechercher

Iran : l’explosion près de la centrale nucléaire de Natanz est un « test » militaire

Ce test militaire de l'armée iranienne intervient alors que les pourparlers pour sauver l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 ont repris lundi à Vienne

Sur cette image réalisée à partir d'une vidéo du 17 avril 2021, publiée par la télévision d'État Islamic Republic Iran Broadcasting, IRIB, diverses machines à centrifuger sont alignées dans un hall de l'installation d'enrichissement d'uranium de Natanz, en Iran. (IRIB via AP, File)
Sur cette image réalisée à partir d'une vidéo du 17 avril 2021, publiée par la télévision d'État Islamic Republic Iran Broadcasting, IRIB, diverses machines à centrifuger sont alignées dans un hall de l'installation d'enrichissement d'uranium de Natanz, en Iran. (IRIB via AP, File)

Un test de la défense aérienne iranienne samedi dans la région de Natanz, dans le centre de l’Iran, a provoqué une explosion entendue à une vingtaine de kilomètres du complexe nucléaire Chahid Ahmadi-Rochan, selon un responsable militaire et des médias locaux.

« Il y a une heure, l’un des systèmes de missiles de la région a été testé pour évaluer l’état de préparation sur le terrain, et il n’y a rien à craindre », a déclaré le porte-parole de l’armée Amir Tarikhani à la télévision d’Etat.

Un « missile défensif a été tiré dans le but de tester une réaction rapide à une éventuelle attaque », a précisé Iribnews, le site de la télévision.

L’explosion a été entendue dans le ciel de la ville de Badroud, à 20 kilomètres de la centrale nucléaire, d’après l’agence de presse officielle Irna.

« Les habitants de Badroud ont entendu le bruit et ont vu une lumière provenant d’un objet qui venait d’exploser dans le ciel de la ville », a déclaré un témoin à l’agence.

Ce test militaire de l’armée iranienne intervient alors que les pourparlers pour sauver l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 ont repris lundi à Vienne après plusieurs mois d’arrêt.

Les négociations ont lieu entre l’Iran et les grandes puissances toujours parties à l’accord (Allemagne, France, Royaume-Uni, Russie et Chine), après le retrait des Etats-Unis du pacte en 2018 sous la présidence de Donald Trump.

Cet accord offrait à Téhéran la levée d’une partie des sanctions étouffant son économie en échange d’une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous strict contrôle de l’ONU.

Les Etats-Unis, qui ne participent que de manière indirecte aux discussions, ont accusé samedi l’Iran de bloquer les négociations tout en développant son programme atomique, et ont prévenu qu’ils ne pourront « pas accepter » cette attitude.

Le 11 avril, l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) avait fait état d’un « accident » ayant causé une « panne de courant » dans son usine d’enrichissement d’uranium de Natanz, l’un des centres névralgiques du programme nucléaire du pays, accusant Israël d’en être à l’origine.

C’est dans cette usine qu’avaient été mises en service la veille de nouvelles cascades de centrifugeuses interdites par l’accord de Vienne.

Israël, ennemi juré de Téhéran, a déclaré à plusieurs reprises être prêt à utiliser tous les moyens, y compris la force, pour empêcher l’Iran d’acquérir une capacité d’arme nucléaire, et l’Iran a effectué des exercices périodiques pour améliorer les défenses autour de ses sites nucléaires.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...