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Iran: un ex-général américain parmi les 24 nouvelles personnes sanctionnées

Téhéran a sanctionné Joseph Votel et 23 Américains impliqués dans ce que la République islamique a qualifié "d'actes de terrorisme et de violations des droits de l'homme"

Le général de l'armée américaine Joseph Votel, commandant du Commandement central des États-Unis, témoigne lors d'une audience de la House Armed Services Committee au Capitole à Washington, DC, le 27 février 2018. (AFP/SAUL LOEB)
Le général de l'armée américaine Joseph Votel, commandant du Commandement central des États-Unis, témoigne lors d'une audience de la House Armed Services Committee au Capitole à Washington, DC, le 27 février 2018. (AFP/SAUL LOEB)

L’Iran a annoncé samedi avoir sanctionné un général américain à la retraite et 23 autres ressortissants américains impliqués dans ce que la République islamique a qualifié « d’actes de terrorisme et de violations des droits de l’homme ».

Cette annonce intervient alors que les pourparlers à Vienne pour sauver l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances sont suspendus depuis près d’un mois.

Le général américain à la retraite Joseph Votel, qui a dirigé le Commandement central des États-Unis, lequel couvre le Moyen-Orient, figure parmi les 24 Américains sanctionnés. D’autres anciens fonctionnaires du Trésor et de l’armée américaine, des ambassadeurs et des chefs d’entreprise figurent également sur la liste.

Ils sont sanctionnés pour « leur implication dans des actes terroristes, la glorification et le soutien au terrorisme et les violations flagrantes des droits de l’homme », a indiqué le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

L’accord de 2015 sur le nucléaire iranien permettait un allègement des sanctions à l’Iran en échange de restrictions sur son programme nucléaire pour garantir que Téhéran ne puisse pas développer d’armes nucléaires, ce qu’il a toujours nié vouloir faire.

Mais en 2018, les Etats-Unis se sont unilatéralement retirés de l’accord et ont réimposé de sévères sanctions économiques, incitant l’Iran à revenir sur ses propres engagements l’année suivante.

Les sanctions américaines incluant notamment « la privation d’accès aux médicaments et aux équipements et services médicaux, en particulier dans la situation causée par la pandémie de Covid-19, ont mis en danger la vie de millions d’Iraniens », a ajouté le ministère.

Les négociations de Vienne, qui ont commencé il y a environ un an, ont lieu entre d’un côté l’Iran, et de l’autre la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Russie et la Chine, ainsi que les États-Unis indirectement.

Mais les pourparlers ont été interrompus le 11 mars après que la Russie a exigé des garanties pour que les sanctions occidentales imposées à la suite de son invasion de l’Ukraine ne nuisent pas à son commerce avec l’Iran.

Quelques jours plus tard, Moscou a déclaré avoir reçu les garanties nécessaires, mais l’impasse s’est poursuivie alors que Téhéran et Washington ont échangé des accusations sur les causes de ce retard.

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