Ismail Haniyeh aurait été élu pour un nouveau mandat en tant que chef du Hamas
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Ismail Haniyeh aurait été élu pour un nouveau mandat en tant que chef du Hamas

Le chef du groupe terroriste occupe le poste depuis 2017 et resterait en poste jusqu'en 2025. Les élections quadriennales du Hamas seraient sur le point de se terminer

Dossier : Ismail Haniyeh, chef politique du Hamas, lors d'une cérémonie de pose de la première pierre du complexe médical de Rafah à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 23 novembre 2019. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Dossier : Ismail Haniyeh, chef politique du Hamas, lors d'une cérémonie de pose de la première pierre du complexe médical de Rafah à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 23 novembre 2019. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Le leader du Hamas, Ismail Haniyeh, a été élu pour un second mandat en tant que chef du bureau politique du groupe terroriste, a déclaré une source proche du Hamas dimanche après-midi. 

Haniyeh, qui a été élu pour la première fois en 2017, serait désormais prêt à diriger le Hamas jusqu’en 2025. Il a remplacé Khaled Mashaal, qui dirigeait le groupe terroriste depuis 1996. 

Le Hamas n’a pas immédiatement publié de déclaration officielle à ce sujet. Selon le journal palestinien Al-Quds, une déclaration est attendue d’ici dimanche soir. 

Selon Al-Quds, le Conseil de la Choura du Hamas s’est réuni samedi et a élu Haniyeh. Le Conseil devrait se réunir à nouveau dimanche pour élire l’adjoint de Haniyeh et les autres membres du bureau politique du Hamas. 

Ces votes mettraient un terme au scrutin interne qui dure depuis des mois au sein du Hamas. Les élections ont officiellement débuté en mars dernier, bien que les prisonniers du Hamas aient, selon la rumeur, commencé à voter bien avant.

Le Hamas organise des scrutins secrets tous les quatre ans, divisant le vote en quatre zones : Gaza, la Cisjordanie, la diaspora et les prisonniers du Hamas dans les prisons israéliennes. Les élections désignent des membres à tous les niveaux de la hiérarchie du groupe terroriste : des dirigeants locaux de Gaza et de Cisjordanie au Conseil de la Choura, une branche quasi-législative. 

Les rivaux du Hamas, le Fatah, organisent normalement des élections festives qui attirent de grandes foules dans les bureaux de vote publics. En revanche, le vote du Hamas se déroule dans un secret quasi-total. 

Le chef du bureau de Gaza, Yahya Sinwar – le dirigeant de facto de l’enclave – a vécu une primaire particulièrement amère ; il a failli être renversé par un haut responsable du Hamas, Nizar Awadallah, en avril. Sinwar, 58 ans, a néanmoins réussi à s’imposer et sa popularité n’a fait que croître depuis ce que de nombreux Palestiniens considèrent comme un triomphe du Hamas dans les récents combats avec Israël.

Yahya Sinwar, leader du mouvement palestinien Hamas, fait des gestes lors d’un rassemblement à Beit Lahiya le 30 mai 2021. (Crédit : Atia Mohammed/Flash90)

L’actuel chef de la Cisjordanie, Saleh al-Arouri, un terroriste notoire dont la tête est mise à prix pour 5 millions de dollars par le Département d’État américain, a également été réélu, a déclaré le Hamas le mois dernier. 

L’ancien chef du politburo, Meshaal, dont on disait qu’il voulait faire son retour à la tête du mouvement, a été nommé chef de la division de la diaspora du Hamas. Meshaal réside actuellement à Doha, la capitale des patrons qataris du Hamas. 

Haniyeh, 59 ans, est né dans le camp de réfugiés d’al-Shati à Gaza. Étudiant militant de longue date au sein des Frères musulmans, Haniyeh a été arrêté à plusieurs reprises pour sa participation à la première Intifada. 

En 1992, Haniyeh, ainsi que quelque 400 hauts responsables du Hamas, a été transporté de nuit par Israël vers le sud du Liban. Ils ont établi un camp à Marj al-Zuhur, près du territoire contrôlé par Israël, attirant l’attention internationale. Israël a finalement décidé d’autoriser le retour de la plupart des concernés, dont Haniyeh. 

Depuis son retour à Gaza, Haniyeh a rapidement gravi les échelons du groupe terroriste. Il est devenu proche du cheikh Ahmad Yassin, le chef spirituel du Hamas, avant que ce dernier ne soit assassiné par Israël en 2004.

Ismail Haniyeh fait des gestes à ses partisans lors d’une visite au camp Ein el-Hilweh, le plus grand camp de réfugiés palestiniens du Liban, près de la ville côtière méridionale de Sidon, le 6 septembre 2020.(Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

Après la victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes de 2006, Haniyeh a été choisi pour diriger le fragile gouvernement d’unité entre le Hamas et le Fatah en tant que Premier ministre. Il a ensuite dirigé la division du Hamas à Gaza avant de devenir le chef du groupe terroriste. 

Le département du Trésor des États-Unis a officiellement placé Haniyeh sur sa liste noire du terrorisme en 2018. 

« Haniyeh a des liens étroits avec l’aile militaire du Hamas et a été un partisan de la lutte armée, y compris contre les civils », a déclaré le département d’État à l’époque. « Il aurait été impliqué dans des attaques terroristes contre des citoyens israéliens. Le Hamas est responsable d’environ 17 vies américaines tuées dans des attaques terroristes. » 

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