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Israël accepte la libération de 50 prisonnières au titre de la trêve prolongée à Gaza

Sur la liste, deux meurtrières et une autre, accusée de tentative de meurtre, et peut-être Ahed Tamimi ; 33 ex-prisonniers - femmes et mineurs - sont arrivés à Ramallah hier

Des hommes passent devant une section de la barrière de sécurité d'Israël peinte d'un portrait de la détenue palestinienne Ahed Tamimi, le 6 novembre 2023 à Bethléem, en Cisjordanie. (Crédit : Hazem Bader / AFP)
Des hommes passent devant une section de la barrière de sécurité d'Israël peinte d'un portrait de la détenue palestinienne Ahed Tamimi, le 6 novembre 2023 à Bethléem, en Cisjordanie. (Crédit : Hazem Bader / AFP)

Israël a accepté une nouvelle liste de prisonnières susceptibles d’être libérées en échange d’otages détenus par des terroristes dans la bande de Gaza, après la libération, cette nuit, de 33 prisonniers, conformément aux termes d’une trêve de quatre jours qui a permis la libération, lundi, de 11 otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza.

Lundi, l’accord de trêve a été prolongé de deux jours, ont confirmé le Qatar et les États-Unis, comme le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Israël n’a pas officiellement réagi, mais le gouvernement a accepté, lundi, la liste de 50 prisonnières susceptibles d’être libérées si le Hamas libérait 20 nouveaux otages israéliens dans les prochains jours.

Certaines des prisonnières figurant sur cette liste sont des ressortissantes israéliennes.

Figure par exemple sur cette liste le nom d’Ahed Tamimi, 22 ans, militante palestinienne de tout premier plan arrêtée ce mois-ci pour incitation à la haine, suite à la publication sur les réseaux sociaux de messages disant que les Palestiniens allaient « massacrer » les résidents d’implantations et « boire leur sang » – sa famille nie qu’elle en soit l’auteure.

Tamimi est une icône de la cause palestinienne depuis son incarcération, à l’adolescence, pour avoir giflé un soldat israélien.

La moitié des prisonnières reprises sur cette liste sont des ressortissantes israéliennes, et la plupart d’entre elles ont été arrêtées en octobre ou novembre dernier pour incitation et apologie du terrorisme. Deux d’entre elles ont toutefois été reconnues coupables de tentative de meurtre et une autre est détenue pour ce chef d’accusation.

Un prisonnier de sécurité palestinien, parmi ses sympathisants et ses proches, après avoir été libéré d’une prison israélienne en échange d’otages israéliens libérés par le Hamas de Gaza, à Ramallah, en Cisjordanie, le 28 novembre 2023. (Crédit : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)

Shatila Abu Aida, originaire de Kafr Qasim, dans le centre d’Israël, purge une peine de 16 ans de prison pour tentative de meurtre pour avoir poignardé une femme à Rosh Ha’ayin, en 2016, lors d’une attaque terroriste. Pour sa part, Nawal Abd Fatiha, originaire de Jérusalem-Est, a été reconnue coupable de tentative de meurtre pour avoir poignardé un homme juif dans le quartier d’Armon Hanatziv en 2020.

Asma Abu Takfa, 31 ans, originaire de Rahat, a elle été inculpée en avril pour avoir planifié une attaque à l’arme blanche à Jérusalem.

De nombreuses prisonnières sont affiliées au Hamas, au Fatah ou au Jihad islamique palestinien, mais certaines n’ont aucune affiliation connue avec des groupes terroristes.

La femme la plus âgée de cette liste est Suhir Ismail Musa Barghouti, 64 ans, membre du Hamas de Cisjordanie, détenue depuis le 26 octobre sur la base de soupçons non spécifiés. La plus jeune est une adolescente de 16 ans originaire de Cisjordanie, Aden Odeh Ibrahim Altori, détenue pour avoir soutenu le terrorisme et incité à la violence.

Les services du Premier ministre ont déclaré par voie de communiqué, lundi soir, que le gouvernement avait approuvé la liste des 50 noms supplémentaires « pour autant que d’autres otages israéliens soient libérés ».

Cette nouvelle liste porte à 350 le nombre de prisonniers palestiniens libérables au titre de l’accord.

Lundi soir, 11 otages israéliens – neuf enfants et deux mères – ont été libérés dans le cadre de l’accord initial avec le Hamas en échange d’une trêve de quatre jours des combats et de la libération de 150 prisonniers palestiniens – mineurs ou femmes -, ce qui porte à 50 le nombre d’otages israéliens libérés jusqu’alors.

Ces otages sont retenus à Gaza depuis le 7 octobre dernier, date à laquelle des terroristes ont fait irruption dans le sud d’Israël, massacrant quelque 1 200 personnes – pour la plupart des civils tués chez eux et lors d’un festival de musique – et en ont kidnappé quelque 240.

Dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, tôt dans la journée de mardi, un bus de la Croix-Rouge transportant les 33 prisonniers palestiniens libérés par Israël dans le cadre de l’accord a été accueilli par une foule en liesse qui a encerclé le véhicule dans les rues de la ville.

La foule comptait de nombreux drapeaux du Hamas, comme le montrent les images et vidéos.

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