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Israël émet de nouvelles directives pour les tests à domicile

Un dépistage devra avoir lieu 3 jours après un contact avec un porteur confirmé ; même en cas de simple écoulement nasal, restez chez vous, dit le responsable du ministère

Une infirmière du Magen David Adom effectue un test antigénique sur l'un de ses collègues dans un centre de dépistage de Jérusalem, le 9 janvier 2022. (Crédit :  Olivier Fitoussi/Flash90)
Une infirmière du Magen David Adom effectue un test antigénique sur l'un de ses collègues dans un centre de dépistage de Jérusalem, le 9 janvier 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Israël a à nouveau enregistré un nombre sans précédent de nouveaux cas de coronavirus dans la journée de lundi, avec 21 501 tests qui sont revenus positifs la veille.

Par ailleurs, le nombre de cas graves reste stable, à 222, et le bilan des décès s’est alourdi, avec dix morts supplémentaires. Ce sont ainsi 8 269 personnes qui ont succombé à des complications de la COVID-19 en Israël depuis l’apparition de la pandémie.

Alors que le variant Omicron continue de circuler, le ministère de la Santé a réactualisé ses directives de dépistage concernant les kits de test antigénique : Un test doit ainsi être pratiqué trois jours après une rencontre avec un cas confirmé – l’effectuer plus tôt pouvant entraîner un faux négatif – et un échantillon doit être d’abord prélevé dans la bouche, puis dans la cavité nasale (il s’agit du seul et même échantillon, ce qui signifie que ce dernier n’est plus uniquement prélevé dans la narine comme le préconisent les instructions incluses dans les kits de dépistage). Ces nouvelles directives devraient fournir des résultats encore plus précis, ont estimé les responsables.

En cas de test positif à domicile, il faut se rendre dans un centre de dépistage pour effectuer un test antigénique qui servira à vérifier le résultat. Si les deux tests sont positifs, il faut aller procéder à un test PCR qui confirmera une nouvelle fois le diagnostic et, en cas de positivité, il faudra se placer en quarantaine.

La Douzième chaîne a expliqué, lundi, que les ministres examinaient la possibilité de raccourcir la période de quarantaine obligatoire en la faisant passer de dix jours à sept jours.

Lundi matin, le cabinet a décidé de mettre un terme aux exigences du Passe vert régissant l’entrée dans les grands magasins des centres commerciaux après d’importantes critiques émanant des mêmes commerces – des réserves ont aussi été exprimées sur l’efficacité de cette limitation dans la prévention des infections. Les magasins devront, à la place, restreindre le nombre de clients qui se trouvent à l’intérieur sur la base de leur superficie.

Le directeur-général du ministère de la Santé, Nachman Ash, a vivement recommandé aux Israéliens qui se sentent malades de rester chez eux même si leurs tests antigéniques sont négatifs, en raison de la moindre exactitude de ces tests et du taux élevé de morbidité. « Même si vous n’avez qu’un petit écoulement nasal, qu’un peu de toux et que habituellement, vous auriez continué à travailler – restez chez vous dans ces cas ».

Un test antigénique rapide à la COVID-19 à Jérusalem, le 9 janvier 2022. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

Ash a reconnu une pénurie de tests antigéniques dans les pharmacies et indiqué que les autorités faisaient tout ce qui était en leur pouvoir pour accélérer de nouveaux approvisionnements dans le pays, et ce dans les meilleurs délais.

Le total de nombre de cas dans le pays était de 131 968, lundi matin.

Le taux de positivité des tests continue également à grimper, atteignant 13,3 % dans la journée de lundi. Les experts pensent que de nombreux cas ne sont pas détectés alors qu’Israël a remplacé les tests PCR standards par les tests antigéniques à domicile pour toutes les personnes vaccinées âgées de moins de 60 ans, de manière à accorder la priorité des tests PCR aux populations les plus vulnérables dans le pays.

Les responsables expliquent que l’État juif doit affronter conjointement le variant Omicron, qui se propage plus vite, et le variant Delta, plus dangereux qu’Omicron, et ils expriment leur inquiétude face à une éventuelle surcharge du système hospitalier, alors que les cas de grippe, actuellement en hausse, arrivent également dans les unités de soins.

Le personnel médical administre des tests COVID-19 dans un centre du Magen David Adom à Jérusalem, le 30 décembre 2021 (Olivier Fitoussi/Flash90)

Le taux de reproduction de base du virus, le « R-0 », qui indique combien de personnes en moyenne sont contaminées par un seul porteur de la maladie, était lundi de 1,95, contre 1,97 la veille. Ce taux de transmission se base sur les données qui ont été enregistrées dix jours auparavant et toute valeur au-dessus de 1 indique que l’épidémie est en essor.

Au beau milieu de cette cinquième vague d’infections au coronavirus – attisée, cette fois-ci, par le variant Omicron, qui est très contagieux – Israël connaît des nombres de nouveaux cas quotidiens absolument sans précédent depuis quelques jours.

Le gouvernement a vivement recommandé aux Israéliens d’aller se faire vacciner et des doses sont mises à disposition de tous les citoyens, dès l’âge de cinq ans.

Sur la population israélienne de 9,5 millions de personnes, 6 630 886 ont reçu au moins une dose de vaccin, indiquent les chiffres du ministère de la Santé. 5 971 329 en ont bénéficié de deux et 4 334 829 sont allés se faire administrer une injection de rappel.

La semaine dernière, l’État juif a commencé à distribuer une quatrième dose de rappel aux personnes âgées et aux employés du secteur de la santé. Samedi, 254 000 Israéliens avaient reçu ce deuxième rappel.

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