Israël « ne sera pas un Etat religieux », répond Netanyahu à Smotrich
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Israël « ne sera pas un Etat religieux », répond Netanyahu à Smotrich

Le député de l'Union des partis de droite a clairement fait savoir qu'il aspirait à reprendre le portefeuille de la Justice pour que le pays soit régi par "les lois de la Torah"

A gauche, Bezalel Smotrich, après avoir reporté l'election à la présidence de l'Union nationale, à l'hôtel Plaza de Jérusalem, le 14 janvier 2019.  (Yonatan Sindel/Flash90). A droite, le Premier ministre Benjamin Netanyahu en visite lors d'une exercice de blindés dans la base de Shizafon, dans le sud d'Israël, le 23 janvier 2019. (Flash90)
A gauche, Bezalel Smotrich, après avoir reporté l'election à la présidence de l'Union nationale, à l'hôtel Plaza de Jérusalem, le 14 janvier 2019. (Yonatan Sindel/Flash90). A droite, le Premier ministre Benjamin Netanyahu en visite lors d'une exercice de blindés dans la base de Shizafon, dans le sud d'Israël, le 23 janvier 2019. (Flash90)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré lundi sur son compte Twitter que « l’Etat d’Israël ne sera pas un Etat religieux », en réponse au souhait exprimé par un député de voir le pays régi par la loi juive.

Le député Betzalel Smotrich, chef de la formation nationaliste religieuse qui convoite le poste de ministre de la Justice, a déclaré plus tôt lundi que le pays devrait être régi par « les lois de la Torah », comme au temps de la Bible.

Incapable de former une coalition après les élections du 9 avril dernier, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a obtenu que le nouveau parlement vote sa dissolution. Un nouveau scrutin sera organisé le 17 septembre.

Dimanche, Benjamin Netanyahu a limogé les ministres de l’Education (Naftali Bennett) et de la Justice (Ayelet Shaked), qui n’ont pas réussi à se faire réélire en avril dernier au Parlement.

Betzalel Smotrich, dont le parti HaBayit HaYehudi est membre de la coalition actuelle, a clairement fait savoir qu’il aspirait à reprendre le portefeuille de la Justice.

« Je voudrais qu’à long terme, l’Etat d’Israël soit régi par les lois de la Torah » (la Bible), a indiqué lors d’une interview à la radio publique Kan celui qui co-dirige la liste Union des partis de droite.

Cette liste regroupe deux partis religieux nationalistes et a remporté cinq sièges aux législatives d’avril. Elle devait rejoindre la coalition de M. Netanyahu.

La députée et chef du parti Meretz Tamar Zandberg lors d’une réunion du parti à la Knesset, le 27 mai 2019. (Yanothan Sindel/Flash90)

La cheffe du parti de gauche, Meretz, a pour sa part demandé au procureur général d’empêcher la nomination future de M. Smotrich au poste de ministre de la Justice. « Il y a un risque réel que le ministère de la Justice soit utilisé pour mettre en péril la démocratie israélienne », a écrit Tamar Zandberg.

De son côté, Avigdor Liberman, le chef du parti laïc nationaliste Israël Beiteinou, l’un des partenaires potentiels de M. Netanyahu qui a fait échouer la coalition, a assuré que son parti « empêcherait que l’Etat devienne un Etat dirigé par les lois religieuses ».

M. Smotrich, lui-même juif orthodoxe, a toutefois déclaré qu’un tel changement ne dépendait pas de sa volonté mais de celle du peuple juif. Se référant aux rois bibliques d’Israël, il a exprimé l’espoir que le pays redevienne comme « à l’époque des rois David et Salomon ».

Il a également précisé que la règle religieuse qu’il envisageait serait « conforme aux temps, aux défis, à l’économie et au comportement de la société en 2019 ».

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