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Israël pour un front anti-EI mais craint un rapprochement Iran-Washington

L'Etat islamique représente "l'ennemi le plus dangereux de l'Iran et de ses alliés"

Tzachi Hanegbi (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)
Tzachi Hanegbi (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)

Israël s’est félicité mercredi du projet américain de coalition internationale contre les djihadistes de l’Etat islamique (EI) tout en redoutant un rapprochement entre son grand allié américain et son grand adversaire iranien.

« Je me félicite de l’initiative américaine de prendre les choses en mains et d’organiser une coalition contre l’EI, j’espère que ces efforts réussiront », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman dont les propos ont été diffusés par la radio publique.

Le vice-ministre des Affaires étrangères Tzahi Hanegbi a lui aussi qualifié de « très positif » le projet de coalition, « surtout pour les Européens lorsque leurs ressortissants enrôlés par l’EI reviendront dans leur pays ».

Mais ce proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu a exprimé à la radio des craintes sur un éventuel rapprochement entre les Etats-Unis et l’Iran à la faveur d’une coalition.

« On ne peut exclure un rapprochement entre l’Iran et les Etats-Unis. L’Etat islamique est l’ennemi le plus dangereux de l’Iran et de ses alliés comme la Syrie, ou encore de pays où l’Iran exerce une influence, comme le Liban et l’Irak. Or il arrive parfois que les ennemis de nos ennemis deviennent des amis », a dit M. Hanegbi.

« Il peut y avoir une sorte de souplesse de la part des Américains vis-a vis des Iraniens s’ils sont associés dans la lutte contre l’EI », a-t-il estimé.

« Les Américains ont démenti qu’un tel rapprochement puisse avoir lieu, mais on en saura plus le 24 novembre lorsque les négociations sur le nucléaire iranien doivent prendre fin ».

Washington a rejeté d’emblée toute coopération avec Téhéran dans le combat contre les djihadistes de l’EI qui sévissent en Irak et en Syrie.

Israël se considère comme une cible désignée si l’Iran se dotait de la bombe atomique sous couvert d’activité nucléaire civile.

Il a menacé à plusieurs reprises de recourir à la force militaire pour empêcher la République islamique d’avoir l’arme nucléaire, alors que Téhéran dément chercher à la fabriquer.

L’Iran et les grandes puissances qui mènent depuis des années l’effort international pour obtenir la garantie que l’Iran ne fabrique pas la bombe atomique, doivent reprendre le 18 septembre à New York leurs négociations, avec une date butoir du 24 novembre pour sceller un accord définitif.

Israël n’a jamais reconnu officiellement posséder l’arme atomique.

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