Israël tente de rassurer les Eglises sur la propriété de leurs biens
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Israël tente de rassurer les Eglises sur la propriété de leurs biens

Tzachi Hanegbi a assuré n'avoir "aucunement l'intention de confisquer les terres des Eglises ou de (leur) causer un tort économique quelconque"

Les protestataires manifestent devant les portes fermées de l'église du Saint Sépulcre dans la vieille ville de Jérusalem, le 27 février 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)
Les protestataires manifestent devant les portes fermées de l'église du Saint Sépulcre dans la vieille ville de Jérusalem, le 27 février 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Un ministre israélien a assuré qu’Israël n’avait aucune intention d’exproprier les biens des Eglises lors d’une rencontre avec les représentants des Eglises chrétiennes en Israël, ont indiqué mardi les Affaires étrangères.

« Le gouvernement israélien n’a aucune intention de confisquer les terres des Eglises ou de (leur) causer un tort économique quelconque », a dit le ministre de la Coopération régionale Tzachi Hanegbi à ses interlocuteurs, selon un communiqué des Affaires étrangères.

M. Hanegbi s’est entretenu avec les chefs des Églises orthodoxe grecque, arménienne et catholique romaine après que ces derniers se furent alarmés la semaine passée d’une nouvelle tentative selon eux de s’en prendre à leurs droits de propriété, en particulier à Jérusalem.

Dans un courrier adressé au Premier ministre Benjamin Netanyahu, les Eglises s’inquiétaient de l’examen, prévu dimanche, d’une proposition de loi qui permettrait à l’État israélien d’intervenir au moment de la cession de baux à des promoteurs immobiliers.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Tzahi Hanegbi en 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La proposition de loi ne fait pas explicitement référence aux Eglises. Mais celles-ci sont détentrices de baux sur d’importantes surfaces à Jérusalem.

La discussion du texte a finalement été ajournée d’une semaine.

Les Eglises notaient qu’il s’agissait de la troisième tentative du genre en 2018. Elles rappelaient qu’en février, elles avaient pris l’initiative rarissime de fermer le Saint-Sépulcre, lieu le plus saint du christianisme, pour protester contre un projet législatif du même ordre, et contre une décision de la municipalité israélienne de Jérusalem de leur faire payer des impôts sur une partie de leurs biens immobiliers.

Les autorités avaient gelé leurs projets, s’engageant à dialoguer avec les Eglises.

Rachel Azaria, députée de Koulanou, et candidate à la mairie de Jérusalem (Autorisation).

La députée centriste Rachel Azaria (Koulanou), qui défend la proposition de loi, la justifie par la volonté de protéger des milliers d’habitants de Jérusalem qui risquent, selon elle, de se retrouver à la rue si les Eglises, sous la pression de la demande immobilière, cèdent leurs baux à des promoteurs.

« La communauté chrétienne est extrêmement importante pour l’Etat d’Israël et une priorité pour le gouvernement », a dit M. Hanegbi aux représentants des Eglises.

« L’objectif du gouvernement est de protéger les droits des Eglises, des investisseurs et des locataires », a-t-il dit, « le gouvernement prendra toutes les mesures requises pour protéger les droits des Eglises à chaque étape ».

Il a affirmé que tous les problèmes pouvaient « être réglés ensemble dans un esprit de respect et d’amitié mutuels », ont rapporté les Affaires étrangères sur Twitter.

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