J Street et Americans for Peace favorables à des limitations sur l’aide à Israël
Rechercher

J Street et Americans for Peace favorables à des limitations sur l’aide à Israël

Des groupes pacifistes approuvent la proposition de loi d'empêcher que les fonds américains ne soient utilisés pour "détenir des mineurs palestiniens et annexer des territoires"

La représentante démocrate américaine du Minnesota Betty McCollum en juillet 2020. (Caroline Brehman / CQ-Roll Call, Inc via Getty Images via JTA)
La représentante démocrate américaine du Minnesota Betty McCollum en juillet 2020. (Caroline Brehman / CQ-Roll Call, Inc via Getty Images via JTA)

WASHINGTON (JTA) – Deux groupes américains libéraux pro-Israël, J Street et Americans for Peace Now, soutiennent un projet de loi qui sera présenté cette semaine à la Chambre qui liste les actions qu’Israël ne serait pas autorisé à financer avec l’argent américain.

Cette mesure, qui sera introduite par la représentante démocrate du Minnesota Betty McCollum, initialement dévoilée par The Intercept, empêcherait Israël d’utiliser les fonds américains pour détenir des mineurs palestiniens, s’approprier ou détruire des biens palestiniens, déplacer de force des Palestiniens ou annexer des zones palestiniennes.

Le soutien de ces deux groupes, qui se décrivent comme pro-Israël, et les nouvelles fonctions de McCollum, désormais présidente de la sous-commission à la Défense émanant de la puissante commission des Crédits, suggèrent que ce projet de loi pourrait recueillir un soutien démocrate plus important que les précédentes tentatives de restreindre la façon dont Israël dépense l’aide américaine. Americans for Peace Now est membre de l’organisation parapluie des principales organisations juives américaines.

« Il est temps que le Congrès se lève et défende les droits humains du peuple palestinien », a déclaré McCollum mercredi sur Twitter.

J Street et Americans for Peace Now ont confirmé soutenir le projet de loi. Le président d’APN, Hadar Susskind, a souligné que la loi ne conditionnerait pas l’aide à Israël mais se contenterait de la limiter. Ainsi, Israël pourra toujours mener les activités mentionnées par le projet de loi sans encourir aucune sanction, s’il peut prouver que les actions ont été réalisées sans l’utilisation de fonds américains.

L’aide américaine à Israël, de 3,8 milliards de dollars par an, est principalement consacrée aux systèmes d’armement.

Le projet de loi obligerait le Département d’État et le General Accounting Office à déclarer si Israël utilise des fonds américains pour mener à bien les activités spécifiées, mais il ne prévoit pas de mécanisme pour pénaliser Israël.

« La seule action de ce projet de loi, c’est d’exiger des rapports », a déclaré Susskind.

Le projet de loi étend les tentatives antérieures de McCollum de restreindre les domaines où Israël peut dépenser des fonds américains. McCollum a précédemment cherché à empêcher Israël de dépenser des fonds américains pour la détention de mineurs palestiniens. Ces projets de loi n’avaient attiré qu’une poignée de soutiens, et aucun de la part de groupes se décrivant comme pro-israéliens. Les groupes pro-israéliens du centre et de droite, notamment l’AIPAC, se sont vigoureusement opposés aux initiatives de McCollum.

L’APN et J Street, qui lance sa conférence annuelle ce week-end, ont soutenu l’année dernière une législation distincte qui aurait interdit à Israël de dépenser de l’argent américain pour l’annexion de territoires.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...