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Jair Bolsonaro, candidat d’extrême-droite pro-Israël, élu président du Brésil

L'ex-capitaine de l'armée prendra ses fonctions en janvier, dans un Brésil extrêmement polarisé à l'issue d'une campagne tendue et délétère

Jair Bolsonaro, président-élu du Brésil, le 28 octobre 2018. (Crédit : AP/Silvia izquierdo)
Jair Bolsonaro, président-élu du Brésil, le 28 octobre 2018. (Crédit : AP/Silvia izquierdo)

Le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro a été élu haut la main président du Brésil, avec 55,70 % des voix contre 43,30 % à son adversaire de gauche Fernando Haddad, selon des résultats partiels officiels communiqués par le Tribunal supérieur électoral, après dépouillement de 88 % des bulletins.

L’ex-capitaine de l’armée prendra ses fonctions en janvier, dans un Brésil extrêmement polarisé à l’issue d’une campagne tendue et délétère.

La jeune démocratie brésilienne a basculé dans une grande inconnue avec l’élection de son premier président d’extrême droite, plus de 30 ans après la fin de la dictature.

Emmanuel Macron a félicité lundi le président d’extrême droite brésilien Jair Bolsonaro après son élection la veille et a affirmé sa volonté de poursuivre sa coopération avec ce pays « dans le respect » des « principes démocratiques ».

« La France et le Brésil entretiennent un partenariat stratégique noué autour des valeurs communes de respect et de promotion des principes démocratiques. C’est dans le respect de ces valeurs que la France souhaite poursuivre sa coopération avec le Brésil, pour relever les grands défis contemporains de notre planète, aussi bien dans les domaines de la paix et de la sécurité internationales, que dans le cadre de la diplomatie environnementale et des engagements de l’Accord de Paris sur le climat », ajoute la présidence.

Marine Le Pen a, pour sa part, souhaité « bonne chance » lundi à Jair Bolsonaro.

Bolsonaro avait reçu un coup de couteau à l’estomac en septembre alors qu’il faisait campagne à Juiz de Fora, dans le sud-est du Brésil. Il avait préféré se faire soigner dans un établissement juif, à l’hôpital Albert Einstein à São Paulo. Le fait que Bolsonaro, qui avait alors récemment annoncé qu’il transférerait l’ambassade brésilienne de Tel Aviv à Jérusalem en cas de victoire, ait refusé d’être pris en charge dans un hôpital arabe – qui est habituellement choisi par les plus hautes sommités politiques du pays – avait attisé une certaine concurrence et mené à des théories conspirationnistes sur les réseaux sociaux.

Jair Bolsonaro prendra ses fonctions le 1er janvier 2019 après avoir obtenu plus de 55 % des voix face au candidat de gauche Fernando Haddad à l’issue d’une campagne qui a coupé en deux le plus grand pays latino-américain.

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