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Jalkh président par intérim du FN : “problèmes d’hygiène démocratique”

Le secrétaire général d'En marche !, Richard Ferrand, estime que le nouveau président du FN a, comme Marine Le Pen, “des idées sectaires, des idées de division”

Richard Ferrand, député du Finistère et secrétaire général d'En Marche !, à Paris, le 18 avril 2017. (Crédit : Joël Saget/AFP)
Richard Ferrand, député du Finistère et secrétaire général d'En Marche !, à Paris, le 18 avril 2017. (Crédit : Joël Saget/AFP)

La nomination à la présidence par intérim du FN de Jean-François Jalkh, un « honnête homme » selon son vice-président Florian Philippot, montre les problèmes « d’hygiène démocratique » du parti, a estimé mercredi le secrétaire général d’En marche !, Richard Ferrand.

« Marine Le Pen s’est fait remplacer par quelqu’un qui au fond lui ressemble, qui est sur des idées sectaires, des idées de division […], là encore on a toujours des problèmes d’hygiène démocratique avec le FN », a déclaré Richard Ferrand lors de l’émission « Questions d’info » LCP-France Info-Le Monde-AFP.

Il a estimé que l’intérim du député européen Jean-François Jalkh, mis en examen dans les affaires du financement du FN et accusé de propos négationnistes qu’il a démentis, « devrait s’achever ».

Invité de la même émission en deuxième partie, Florian Philippot a balayé une « polémique de campagne », et affirmé que Jean-François Jalkh était « sérieux », « modéré » et « patriote ».

« C’est un honnête homme », a-t-il aussi dit.

Jean-François Jalkh, nouveau président par intérim, du FN remet en question l'usage du Zyklon B durant la Shoah. (Crédit : Polomartini/Wikimedia Commons)
Jean-François Jalkh, nouveau président par intérim, du FN remet en question l’usage du Zyklon B durant la Shoah. (Crédit : Polomartini/Wikimedia Commons)

Dans « Une création illégitime ? Le Front national de la jeunesse », article d’un numéro de 2005 de la revue « Le Temps des savoirs », Jalkh est cité disant : « Le problème des chambres à gaz, mais moi je dis qu’on doit pouvoir discuter même de ce problème ».

Jalkh se défend dans la même publication d’être « négationniste ». « Mais je dis moi, quelque chose qui m’a énormément surpris, dans les travaux d’un négationniste ou d’un révisionniste sérieux […], c’est le sérieux et la rigueur, je dirais, de l’argumentation. »

Il cite à cette occasion, selon ce livre, les travaux Robert Faurisson, régulièrement condamné pour nier la réalité de la Shoah.

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