Jérusalem : Réunion en urgence du conseil de Sécurité à la demande de la Tunisie
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Jérusalem : Réunion en urgence du conseil de Sécurité à la demande de la Tunisie

Le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis a fait part des "graves préoccupations" de Washington à son homologue israélien et demande à Israël de "garantir le calme"

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Affrontements entre policiers et manifestants arabes à la porte de Damas, à Jérusalem pendant le Ramadan, le 9 mai 2021. (Crédit : AP/Ariel Schalit)
Affrontements entre policiers et manifestants arabes à la porte de Damas, à Jérusalem pendant le Ramadan, le 9 mai 2021. (Crédit : AP/Ariel Schalit)

NEW YORK – Le Conseil de sécurité des Nations Unies se réunira en session d’urgence lundi matin pour discuter de l’escalade de la violence à Jérusalem et notamment des affrontements majeurs sur le mont du Temple.

La session à huis clos sera convoquée à la suite d’une demande de la Tunisie, ont déclaré trois diplomates du Conseil de sécurité au Times of Israël. De telles réunions non programmées ne sont pas rares et l’organe de 15 membres s’est réuni dans de telles circonstances plusieurs fois cette année pour discuter des escalades au Myanmar et en Éthiopie.

Toutefois, la session de lundi ne devrait pas déboucher sur un type de résolution ou de déclaration commune, ont spéculé deux des diplomates, notant que les membres du Conseil ont des opinions bien figées et souvent opposées sur le conflit israélo-palestinien, rendant la recherche d’un consensus difficile.

La session de 9 heures comprendra un exposé du coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Tor Wennesland. En janvier, le diplomate norvégien a remplacé Nikolay Mladenov, qui a été salué par les Israéliens et les Palestiniens pour ses efforts diplomatiques visant à maintenir le calme dans la région.

Le président Reuven Rivlin (à droite) accueille le nouveau coordinateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Tor Wennesland, à la résidence du président à Jérusalem, le 21 mars 2021. (Mark Neyman, GPO)

Avant la réunion, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé Israël à « cesser les démolitions et les expulsions, conformément aux obligations qui lui incombent en vertu du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme » et à faire preuve d’un « maximum de retenue » dans la gestion des manifestations.

Dimanche, le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, a téléphoné à son homologue israélien, Meir Ben Shabbat, pour lui faire part des « graves préoccupations de Washington concernant la situation à Jérusalem, notamment les violentes confrontations au Haram al-Sharif/Mont du Temple durant les derniers jours du Ramadan », selon un communiqué de la Maison Blanche.

Sans donner de détails, Sullivan a noté l’engagement récent de hauts responsables américains avec leurs homologues israéliens et palestiniens ainsi qu’avec les principales parties prenantes régionales dans le but de rétablir le calme, selon le communiqué.

Sullivan a également « réitéré les graves préoccupations des États-Unis concernant les expulsions potentielles de familles palestiniennes de leurs maisons dans le quartier de Sheikh Jarrah », selon le communiqué, en référence à une question qui a déclenché des manifestations de masse à Jérusalem-Est au cours de la semaine dernière.

Les parties « ont convenu que le tir de roquettes et de ballons incendiaires depuis Gaza en direction d’Israël est inacceptable et doit être condamné », indique le communiqué. Le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas a repris ses attaques contre Israël en soutien aux Palestiniens qui s’affrontent à Jérusalem.

Sullivan a encouragé Ben Shabbat à « prendre les mesures appropriées pour assurer le calme pendant les commémorations de Yom Yeroushalayim », dans une référence apparente à la Marche des drapeaux prévue lundi mais dont la tenue n’a pas encore été confirmée par la police.

Montage : le président du Conseil national de sécurité israélien, Meir Ben-Shabbat (à droite), et le conseiller à la sécurité nationale américain, Jake Sullivan. (Crédit : Flash90, AP)

Le conseiller à la sécurité nationale de Biden a poursuivi en exprimant l' »engagement des États-Unis à l’égard de la sécurité d’Israël et du soutien à la paix et à la stabilité dans tout le Moyen-Orient, et a assuré Ben-Shabbat que les États-Unis resteront pleinement engagés dans les jours à venir pour promouvoir le calme à Jérusalem. »

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