Jon Ossoff: Tout ce que vous devez savoir sur le nouveau sénateur juif démocrate
L'un des premiers Juifs élu par un État du Sud, le nouveau sénateur de Géorgie a fait sa bar-mitsva et s’est marié avec une médecin
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JTA – Jon Ossoff, un Juif de 33 ans, ex-dirigeant d’une société de films documentaires, a réussi ce qui aurait semblé presque impossible il y a à peine quelques années : remporter l’élection sénatoriale en tant que démocrate, pour représenter au Sénat une Géorgie autrefois profondément ancrée dans une tradition électorale républicaine. Avec le révérend Raphael Warnock, son collègue démocrate vainqueur de l’autre élection sénatoriale de Géorgie, le duo a inversé le contrôle du Sénat américain.
La jeunesse d’Ossoff et son curriculum vitae relativement court – du moins en politique – font de lui un personnage relativement inconnu. Voici tout ce que vous devez savoir pour vous familiariser avec le nouveau membre juif du Sénat.
Son cheminement vers la politique a été inhabituel. Ossoff a manifesté un intérêt pour la politique de façon très précoce. Il a effectué un stage au cabinet du sénateur de Géorgie John Lewis, alors qu’il n’était qu’un adolescent, après avoir transmis par écrit son admiration à ce leader des droits civiques.
Il a également travaillé comme rédacteur de discours après l’université. Mais ensuite, il s’est orienté vers le film documentaire avant de présenter sa candidature lors d’une élection spéciale de 2017. Malgré son échec, sa campagne a contribué à faire connaître son nom à l’échelle nationale et dans son état d’origine, le positionnant pour se présenter au Sénat. Il n’a jamais exercé de fonction élective auparavant.
Il est le plus jeune sénateur élu depuis 1973. C’était alors Joe Biden, élu à un peu de 30 ans dans le Delaware. À 33 ans, Ossoff est également le seul sénateur trop jeune pour devenir président.
Il rejoindra une solide délégation de Juifs au Sénat. Huit autres sénateurs démocrates s’identifient comme juifs, notamment le sénateur de New York Chuck Schumer, qui passe donc de chef de l’opposition à chef de la majorité grâce aux élections d’Ossoff et de Warnock. (Michael Bennet du Colorado ne s’identifie pas comme juif, mais sa mère est une survivante de la Shoah et il affirme que l’histoire de sa famille oriente ses valeurs.) Mais c’est loin d’être la plus grande délégation de Juifs au Sénat de l’histoire : il y avait 13 Juifs sénateurs assermentés en 2007.
Il est motivé par son origine juive. Ossoff a écrit le mois dernier à la communauté juive de son État, publiée dans le Atlanta Jewish Times. Il y écrit que son éducation juive lui « a inculqué la conviction de lutter pour les marginalisés, les persécutés et les dépossédés ». Il a réitéré plusieurs fois, notamment dans une interview en 2017 avec le magazine Moment, où il a déclaré : « Je pense que les Juifs partagent une histoire qui nous oblige à aborder le monde avec empathie. »
Oui, il a effectué sa bar-mitsva. « J’ai fat ma bar-mitsva au Temple, qui est une synagogue réformée », a-t-il déclaré à la JTA en 2017, lors de sa première course au Sénat. « Mon éducation juive m’a imprégné de certaines valeurs, d’un engagement pour la justice et la paix. »
Il soutient Israël et s’oppose au BDS. Dans une prise de position au mois de juillet, Ossoff a écrit qu’il était « attaché à la sécurité d’Israël en tant que patrie du peuple juif ». (Il a lui-même de la famille là-bas, a-t-il déclaré au Atlanta Jewish Times.) À cette fin, il s’oppose « vigoureusement » au mouvement de boycott d’Israël, soutient la poursuite de l’aide militaire américaine robuste à Israël et veut voir une solution à deux États au conflit israélo-palestinien. Il soutient également les négociations diplomatiques avec l’Iran, par le biais d’un accord nucléaire, et globalement l’obtention de la réduction de son arsenal nucléaire.
Il a un passé d’immigrant. Les parents du père d’Ossoff ont fui les pogroms d’Europe de l’Est, tandis que sa mère a déménagé d’Australie aux États-Unis à 23 ans. (Parce qu’elle n’est pas juive, il s’est officiellement converti avant sa bar-mitsva.) « Tous les Juifs américains ont en partage ce passé d’immigration », a-t-il affirmé à la JTA en 2017, « et cette perspective renforce ma détermination à lutter pour une vision ouverte et optimiste de notre pays où si vous travaillez dur, vous pouvez aller de l’avant, et où nous accueillons ceux qui viennent ici pour participer à la construction du pays. »
Il est marié à une médecin juive. Alisha Kramer est obstétricienne, elle travaille à Atlanta. Elle était de garde de nuit mardi soir, a déclaré Ossoff, alors elle n’était pas avec lui alors que les premiers résultats prometteurs arrivaient.
Son plat juif préféré. « Je suis toujours d’humeur pour la soupe de boulettes de matsa. Même s’il fait 38 degrés dehors », a-t-il déclaré à Moment en 2017.
Il chante. Ossoff faisait partie d’une chorale a capella à l’université de Georgetown, un fait qu’une publicité de campagne a tenté de retourner contre lui. Voici les vidéos.
C’est un sex-symbol des années 2000. Certains des soutiens d’Ossoff l’apprécient pour ses opinions politiques et son potentiel pour transformer la politique américaine. D’autres pour cela, et davantage. « Internet est gourmand d’Ossoff », a rapporté Vogue cette semaine, notant que le politicien ressemble à l’acteur juif populaire Timothée Chalamet. Parmi les preuves citées : un article de novembre dans Alma intitulé « Nous avons besoin de Juifs sexy comme Jon Ossoff au Sénat. »
Il n’a pas peur de s’élever contre le sectarisme. Cet été, la campagne de Perdue a diffusé une publicité avec une photo d’Ossoff dont le nez avait été rallongé. (Perdue a déclaré que le changement n’était pas intentionnel et a retiré l’annonce.) Ossoff a évoqué l’incident lors d’un débat avec Perdue en octobre, l’accusant de lui « avoir rallongé le nez dans ses publicités de campagne pour rappeler à tout le monde que je suis juif ». Et la semaine dernière, il a utilisé une brève interview de Fox News pour dire à plusieurs reprises que Kelly Loeffler « avait fait campagne avec un membre du Ku Klux Klan », une référence à ses apparitions avec un suprémaciste blanc qu’elle a ensuite désavoué.
Il est (presque) le premier Juif élu au Sénat pour y représenter un état du Sud. Même certains états avec une communauté juive relativement faible ont eu des sénateurs juifs, notamment le Vermont et Hawaï en ce moment. Mais les états du Sud ne font pas partie des dizaines d’états à avoir élu des sénateurs juifs ces dernières décennies – à l’exception de la Floride, qui a envoyé au Sénat Richard Stone, un démocrate de la région de Miami, en 1975. (Judah Benjamin a représenté la Louisiane au Sénat dans les années 1850, mais c’était avant qu’il ne devienne le juif le plus haut gradé de la Confédération. Benjamin Jonas, un ancien chef confédéré, a représenté la Louisiane pendant la période dite de la Reconstruction.)
Il a mis les électeurs noirs au centre de son travail. Ossoff a reconnu tout au long de son ascension dans le paysage politique géorgien qu’il était redevable aux électeurs noirs et à l’histoire de l’activisme progressiste des Noirs dans l’état.
Il mentionne ainsi souvent l’influence de leaders des droits civiques comme Lewis et Martin Luther King, Jr., décrivant son duo avec Warnock comme « le jeune fils juif d’un immigrant ayant pour mentors John Lewis, et un pasteur noir qui tient la chaire du Dr [Martin Luther] King à l’église baptiste Ebenezer. » Lewis a été l’un des premiers partisans d’Ossoff lors de sa campagne législative en 2017.
Dans son discours de victoire mercredi matin, Ossoff a déclaré que Warnock et lui-même marcheront dont « les traces de dirigeants qui nous ont quittés l’année dernière, comme le membre du Congrès John Lewis et C.T. Vivian », faisant référence à un autre leader des droits civiques.
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