Jonathan Arkush : les Juifs ne peuvent plus faire confiance au Labour
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Jonathan Arkush : les Juifs ne peuvent plus faire confiance au Labour

Le président du Conseil des Représentants des Juifs Britanniques dénonce les allégations d'antisémitisme dans le parti de l'opposition

Jonathan Arkush, le président du Conseil des représentants des juifs britanniques, dans les bureaux du Times of Israël à Jérusalem, en juin 2015. (Crédit : Amanda Borschel-Dan/Times of Israel)
Jonathan Arkush, le président du Conseil des représentants des juifs britanniques, dans les bureaux du Times of Israël à Jérusalem, en juin 2015. (Crédit : Amanda Borschel-Dan/Times of Israel)

Citant les récentes allégations d’antisémitisme et la haine à l’égard d’Israël de plusieurs membres du Parti travailliste en Grande-Bretagne, le dirigeant d’un grand groupe représentant les Juifs britanniques a déclaré que la communauté juive ne pouvait plus faire confiance au parti de l’opposition britannique.

Jonathan Arkush, le président du Conseil des députés des Juifs britanniques, a fait cette déclaration dans une interview publiée jeudi dans l’édition en ligne de l’Evening Standard.

« Franchement, la plupart des gens dans la communauté juive ne peuvent pas faire confiance aux travaillistes », a déclaré Arkush.

Les relations entre l’establishment politique de la communauté juive britannique et du parti travailliste se sont détériorées suite à l’élection de Jeremy Corbyn en septembre à la tête du parti de l’opposition.

Un socialiste inconditionnel considéré par beaucoup comme étant trop radical pour ramener les travaillistes au pouvoir, il a été rejeté par beaucoup de Juifs – qui, en tant que communauté qui avait l’habitude d’être traditionnellement favorable au parti travailliste – en raison de son approbation pour les ennemis de l’Etat juif, y compris les groupes terroristes tels que le Hamas ou le Hezbollah.

Le Parti travailliste a également été entaché par une série de scandales impliquant des allégations d’antisémitisme, y compris dans sa branche de l’université d’Oxford, qui fait maintenant l’objet d’une enquête du parti.

Jeremy Newmark du mouvement travailliste juif a déclaré que Corbyn était « impuissant » pour sévir contre ce qu’il décrit comme une « résurgence de l’acceptation de l’antisémitisme » dans le parti, selon The Telegraph.

« Dans le même temps, nous avons constaté une apparente impuissance et une incapacité des dirigeants au sommet du parti à traiter de ces questions d’une manière rapide et ferme », a-t-il déploré.

Par ailleurs, un vice-président d’une branche locale du parti travailliste, Vicki Kirby, a été suspendue cette semaine – sa deuxième suspension – après qu’il ait été révélé qu’elle avait suggéré dans une série de messages postés sur les médias sociaux qu’Adolf Hitler pourrait être un « dieu sioniste » et que les Juifs ont « gros nez », et a demandé pourquoi l’État islamique n’attaquait pas Israël.

Corbyn a rejeté les accusations selon lesquelles il approuvait les antisémites en affirmant que cela était « ridicule et faux » et il a réitéré ses déclarations sur sa détermination à lutter contre le racisme sous toutes ses formes.

Mais beaucoup de Juifs britanniques sont restés méfiants en raison de ses précédentes déclarations publiques, y compris celle de 2009, où il avait affirmé que les militants du Hezbollah et du Hamas étaient comme des « amis ».

Réagissant aux allégations d’antisémitisme des représentants travailliste, Arkush a déclaré : « cela confirme la croyance que nous avons depuis longtemps qu’il y a un vrai problème d’antisémitisme à l’extrême gauche, qui éclipse maintenant l’antisémitisme que nous avons toujours vu venir de l’extrême droite ».

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