Rechercher

Jordanie : libération d’un journaliste jugé pour avoir critiqué le roi

Adnane al-Roussane est poursuivi pour sa critique "des déplacements sans fin du roi à l'étranger" et appelle le monarque à "s'occuper des problèmes de la nation"

Le roi de Jordanie Abdallah II lors d'une conférence de presse après un entretien à la Chancellerie allemande, à Berlin, le 15 mars 2022. (Crédit : Hannibal Hanschke/Pool via AP)
Le roi de Jordanie Abdallah II lors d'une conférence de presse après un entretien à la Chancellerie allemande, à Berlin, le 15 mars 2022. (Crédit : Hannibal Hanschke/Pool via AP)

Un journaliste jordanien, Adnane al-Roussane, jugé à Amman pour des commentaires critiques à l’égard du roi Abdallah II et de hauts responsables du royaume publiés sur les réseaux sociaux, a été relâché mardi sous caution, a indiqué son avocat.

« Mon client Adnane al-Roussane (71 ans) a été relâché ce jour par le tribunal (…) contre une caution de 1 000 dinars (environ 1 400 euros) », a dit à l’AFP Me Assem al-Omari.

Placé en détention une semaine auparavant, M. Roussane est jugé depuis le 22 août.

Il est accusé d' »inciter au conflit, de semer la discorde (…), de diffuser de fausses nouvelles qui nuisent au prestige de l’Etat, de calomnier un organisme officiel et d’humilier un fonctionnaire. »

M. Roussane est, d’après l’avocat, poursuivi pour des propos publiés le 23 juillet sur sa page Facebook, qui compte plus de 37 000 abonnés, dans lesquels il critique « les déplacements sans fin du roi à l’étranger (…) qui deviennent ridicules ». Il y appelle le roi à « rester au pays un an, sans voyage (…) pour s’occuper des problèmes de la nation. »

Le journaliste est aussi poursuivi pour un article publié le 30 juillet sous le titre « des tribus jordaniennes s’apprêtent à annoncer leur position par rapport à ce qui se passe dans la nation ». En Jordanie, les tribus sont le pilier de la monarchie hachémite.

Il dénonce dans cet article que des proches des hauts responsables sont nommés à des postes importants « tandis que nos enfants ne peuvent pas trouver de travail. »

La Jordanie connaît une crise économique avec un taux de chômage d’environ 25% en 2021, selon les chiffres officiels, 50% chez les jeunes. Le taux de pauvreté a augmenté à 24% et la dette publique a dépassé 51 milliards de dollars, soit plus de 110,6% du PIB au premier semestre de 2022.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.