Journée de la Femme : l’AP met à l’honneur des terroristes palestiniennes
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Journée de la Femme : l’AP met à l’honneur des terroristes palestiniennes

Dalal Mughrabi, qui a tué 38 civils et Fatima Bernawi, qui a fait 10 ans de prison pour un attentat manqué à Jérusalem, ont été honorées dans une émission de la chaîne de l'AP

Des partisans du Fatah défilent avec une affiche de la terroriste Dalal al-Mughrabi, qui a participé au massacre de la route côtière en Israël en 1978, lors d'un rassemblement marquant le 55e anniversaire de la fondation du parti politique dans la ville de Bethléem en Cisjordanie, le 1er janvier 2020. (Crédit : Musa AL SHAER / AFP)
Des partisans du Fatah défilent avec une affiche de la terroriste Dalal al-Mughrabi, qui a participé au massacre de la route côtière en Israël en 1978, lors d'un rassemblement marquant le 55e anniversaire de la fondation du parti politique dans la ville de Bethléem en Cisjordanie, le 1er janvier 2020. (Crédit : Musa AL SHAER / AFP)

L’Autorité palestinienne (AP) a profité de la Journée internationale des droits des femmes pour glorifier des terroristes condamnées et les ériger en modèles, selon une traduction publiée lundi par le groupe de veille Palestinian Media Watch,

Dans une émission diffusée sur la chaîne de télévision officielle de l’AP à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, quatre « modèles de femmes honorables et combattantes » ont été présentés – une poétesse, une photographe et les terroristes Dalal Mughrabi et Fatima Bernawi.

Palestinian Media Watch, un organisme israélien indépendant qui fait une veille des médias palestiniens officiels, a traduit et publié lundi un article sur cette émission.

L’émission présente Dalal Mughrabi comme un modèle à suivre. Mughrabi et plusieurs autres terroristes du Fatah ont détourné un bus et tué 38 civils, dont 13 enfants, et ont blessé plus de 70 autres personnes lors du massacre de la route côtière en 1978.

Fatima Bernawi, qui a également été saluée comme un modèle, est née d’un père nigérian et d’une mère palestinienne et a la particularité peu honorable d’être la première femme palestinienne arrêtée pour terrorisme.

En tant que membre du Fatah, elle a posé une bombe dans le théâtre Zion, dans le centre de Jérusalem, en octobre 1967. Bien que la bombe n’ait pas explosé, elle a été condamnée à 30 ans de prison. Elle en a purgé 10, avant d’être libérée et expulsée.

Selon la traduction, le présentateur a expliqué les « accomplissements » de chaque femme. Mughrabi a été surnommée « la fiancée de Jaffa », tandis que Bernawi a été désignée comme « l’une des plus anciennes prisonnières palestiniennes ».

L’attentat de Mughrabi est présenté comme ayant eu lieu « au cœur des territoires occupés », alors qu’il se s’est produit au nord de Tel Aviv.

Bien que la tentative d’attentat de Bernawi ait échoué, le reportage télévisé a choisi d’illustrer son histoire avec l’image d’un attentat à la voiture piégée survenu en 1948, au cours duquel 58 personnes ont été tuées et 140 blessées, selon Palestinian Media Watch.

Les responsables israéliens ont à plusieurs reprises reproché à l’AP d’inciter et d’alimenter le terrorisme contre les Israéliens.

L’AP paie chaque mois des sommes d’argent aux proches des terroristes tués ou emprisonnés – des sommes qui varient selon l’ampleur de l’acte terroriste.

A LIRE : 50 millions de shekels versés chaque mois aux terroristes par l’OLP

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