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Kafr Qassem : Un homme armé fait 5 blessés pendant des funérailles

Cet incident violent est survenu peu après des échanges de coups de feu meurtriers dans une ville arabe voisine ; un ministre a évoqué "une tentative de massacre"

Un homme armé ouvre le feu lors d'une cérémonie organisée dans le cadre de funérailles dans la ville arabes de Kafr Qasim, dans le centre du pays, le 22 juillet 2022. (Capture d'écran :  Twitter)
Un homme armé ouvre le feu lors d'une cérémonie organisée dans le cadre de funérailles dans la ville arabes de Kafr Qasim, dans le centre du pays, le 22 juillet 2022. (Capture d'écran : Twitter)

Un tireur non-identifié a ouvert le feu lors d’un événement qui avait été organisé dans le cadre de funérailles à Kafr Qassem, une ville arabe du centre d’Israël. Cinq personnes ont été blessées.

Selon la police, une enquête a été ouverte sur cet incident survenu peu après une fusillade meurtrière à Tira, une ville voisine.

Les cinq victimes – une serait dans un état modéré et les quatre autres dans un état léger – ont été prises en charge à l’hôpital Beilinson de Petah Tikva.

« Nous avions dressé un chapiteau après la mort de ma mère », a expliqué au site Ynet Banan Taha. « Hier, nous avons entendu du bruit et nous avons d’abord cru à des feux d’artifice mais après quelques secondes, nous avons réalisé que des gens nous tiraient dessus. Nous ignorons de qui il s’agit et quel était leur objectif ».

Aucune arrestation n’a encore eu lieu dans le cadre de cet incident.

Le ministre de la Coopération régionale, Essawi Frej, qui vit à Kafr Qassem, a écrit sur Twitter que ce rassemblement avait été organisé à environ 300 mètres du commissariat local.

« Un chaos total, un attentat terroriste au plein sens du terme. Une tentative de massacre », a-t-il noté.

Peu avant, vendredi dans la soirée également, un homme avait été tué et son fils et son neveu grièvement blessés par balle dans la ville voisine de Tira.

Ce sont les derniers d’une série d’incidents meurtriers dans la communauté arabe, une vague de violences qui a fait des dizaines de morts depuis le début de l’année.

Le défunt, à Tira, s’appelait Mohand Araki. Il avait 40 ans et il était originaire de cette ville à majorité arabe du centre d’Israël.

Selon l’organisation Abraham Initiatives, un mouvement non-gouvernemental dont les activités se consacrent à la lutte contre les violences dans les communautés arabes, Araki est la 60e victime à mourir dans la communauté arabe israélienne depuis le début de l’année 2022 dans des circonstances violentes – ces incidents ont consisté en majorité en des fusillades.

Des attaquants non-identifiés ont ouvert le feu sur Araki alors qu’il se trouvait dans sa voiture. Son fils de 10 ans et son neveu de 6 ans ont été, pour leur part, grièvement blessés. La police cherche les coupables et elle rassemble actuellement des éléments pour l’enquête.

Les communautés arabes ont connu une recrudescence de la violence ces dernières années. Les Arabes israéliens blâment la police, qui, selon eux, est dans l’incapacité de réprimer les puissantes organisations criminelles et détourne largement le regard face à ces violences – querelles familiales, guerres de territoire mafieuses et violences faites aux femmes.

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