Kahlon : Israël ne construira pas de casinos tant que je suis ministre
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Kahlon : Israël ne construira pas de casinos tant que je suis ministre

Le ministre des Finances a déclaré que l'industrie des jeux d'argent est un impôt sur les pauvres, où les risques l'emportent sur le gain personnel

Le ministre des Finances, Moshe Kahlon, (au centre) avec la directrice générale du ministère de la Justice Emi Palmor (à gauche) et le directeur général du ministère des Finances, Shai Babad, pendant une conférence de presse sur les jeux d'argent légaux en Israël, au bureau du ministère des Finances à Jérusalem, le 3 août  2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre des Finances, Moshe Kahlon, (au centre) avec la directrice générale du ministère de la Justice Emi Palmor (à gauche) et le directeur général du ministère des Finances, Shai Babad, pendant une conférence de presse sur les jeux d'argent légaux en Israël, au bureau du ministère des Finances à Jérusalem, le 3 août 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre des Finances, Moshe Kahlon, a, mercredi, fustigé l’industrie des paris légaux et a juré que tant qu’il contrôlait la trésorerie, il n’y aura aucun casino qui serait construit en Israël.

Le ministre des Finances s’est exprimé à ce sujet lors d’une conférence de presse où il a accepté un rapport du comité spécial sur l’industrie du jeu supervisé par le gouvernement, qui a recommandé une interdiction des machines à sous et des paris sur les courses de chevaux.

Dans ses remarques, Kahlon a qualifié l’argent gagné par le jeu de l’argent « sale » et a ajouté : « les gens ont besoin de cet argent pour acheter de la nourriture pour leurs enfants ».

Kahlon a également rejeté catégoriquement l’idée de construire un casino en Israël pour attirer les touristes. « Tant que je serai le ministre des Finances, il n’y aura pas de casino en Israël », a-t-il promis.

Le jeu légalisé en Israël est géré par deux organismes – Toto, responsables de paris sportifs, et Mifal HaPayis, qui supervise les loteries, les cartes à gratter et les machines à jeux.

Les machines à jeux ont été introduites en Israël par Mifal HaPayis en 2005.

Selon le site Ynet, l’industrie a gagné 10 milliards de shekels en 2015. Les bénéfices provenant de l’industrie – après la couverture des frais généraux et les gagnants payés – sont réservés pour le bien public comme l’éducation, les centres communautaires, et les arènes sportives.

Le comité a été chargé d’enquêter sur les moyens d’accroître l’efficacité de l’industrie du jeu légalisé et pour trouver des moyens de réduire l’impact négatif des jeux d’argent.

Dans son rapport final, il a recommandé une interdiction du poker vidéo, des machines à sous en vidéo, et d’autres machines similaires, ainsi que le pari sur les courses de chevaux – tous réputés pour être addictif.

En outre, le comité a demandé un plafond sur la croissance de l’industrie du jeu à 3 % par an. Les chiffres publiés par Ynet montrent que de 2008 à 2015, les recettes de jeu ont augmenté de 10 % par an. Le comité a suggéré que la perte de recettes pourrait être couverte en réduisant les frais généraux des organismes chargés des jeux.

Selon Ynet, cette surcharge représente actuellement d’environ 15 % des recettes.

Kahlon a suggéré que l’argent dépensé pour le jeu était un impôt sur les pauvres, en notant que ces machines sont généralement installées dans les régions pauvres.

« Ce n’est pas par hasard que le 28 du mois, le jour les gens reçoivent les allocations (du gouvernement), il y a une forte augmentation des revenus provenant des jeux », a-t-il remarqué.

Kahlon a rejeté l’argument selon lequel les bénéfices des jeux sont utilisés pour le bien public, « Ne nous dites pas que cet argent est utilisé pour construire des salles de classe », a-t-il affirmé. Il a également exhorté les Israéliens à étudier et à travailler au lieu de s’adonner à des jeux de hasard.

« Vous gagnez de l’argent en travaillant pas en jouant », a-t-il souligné.

Selon Ynet, la ministre de la Justice Ayelet Shaked a promis de travailler avec le procureur général pour traduire ces recommandations en loi.

En mai, Mifal HaPayis a affirmé que des 500 machines de jeu qu’ils opéraient, 75 % étaient stationnées dans des zones plus riches, une affirmation qui a été contestée par la Deuxième chaîne à l’époque.

Le comité a également recommandé à l’Etat d’affecter 20 millions de shekels pour lutter contre les jeux d’argent illégaux.

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