Khamenei insisterait sur une vengeance directe à l’encontre des Etats-Unis
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Khamenei insisterait sur une vengeance directe à l’encontre des Etats-Unis

Le chef suprême aurait déclaré lors d'un forum sécuritaire de haut-niveau qu'il veut que ce soit l'Iran - et non ses groupes mandataires - qui riposte à la mort du général

Capture d'écran d'une vidéo montrant le chef suprême iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei, pleurer ouvertement devant le cercueil du général Qassem Soleimani, tué par une frappe américaine, pendant une prière au cours d'une cérémonie de funérailles à Téhéran, le 6 janvier 2020 (Crédit : Iran Press TV via AP)
Capture d'écran d'une vidéo montrant le chef suprême iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei, pleurer ouvertement devant le cercueil du général Qassem Soleimani, tué par une frappe américaine, pendant une prière au cours d'une cérémonie de funérailles à Téhéran, le 6 janvier 2020 (Crédit : Iran Press TV via AP)

Dans les heures qui ont suivi le tir américain de drone ayant entraîné la mort du général iranien Qassem Soleimani, le chef suprême de la République islamique, l’Ayatollah Ali Khamenei, a insisté sur le fait que des représailles contre les intérêts américains devraient être ouvertement menées par les forces iraniennes et non par les groupes mandataires du pays dans la région, a fait savoir lundi le New York Times.

Khamenei, qui assistait à une réunion du Conseil national de sécurité de la République islamique, a posé à cette occasion les conditions de la riposte contre l’assassinat de Soleimani, a fait savoir l’article.

Une riposte qui devra être directe, proportionnelle, contre des intérêts américains et ouvertement menée par les forces iraniennes, a déclaré Khamenei, ont fait savoir trois sources ayant eu connaissance du contenu de la réunion au journal.

La frappe aérienne qui a pris pour cible Soleimani, qui était le général à la tête des forces Al-Qods et le cerveau des stratégies sécuritaires régionales de Téhéran, a entraîné une flambée des tensions dans la région.

Le commandant principal des Gardiens de la Révolution, le général Qassem Soleimani, (au centre), assiste à une réunion avec le Guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei (hors cadre) et les commandants des Gardiens de la Révolution à Téhéran, en Iran, le 18 septembre 2016. (Bureau du Guide suprême iranien via AP)

Khamenei a publiquement fait savoir qu’il promettait de « venger sévèrement » la mort de Soleimani.

Une action ouverte de la part de l’Iran à l’encontre des Etats-Unis marquerait un changement significatif par rapport aux méthodes qui sont habituellement utilisées par la République islamique qui, dans le passé, a préféré utiliser ses groupes mandataires régionaux pour exécuter ses plans.

Les analystes cités dans l’article ont estimé que Téhéran pourrait prendre pour cible les troupes américaines en Syrie ou en Irak ainsi que les bases américaines du Golfe persique ou les ambassades ou diplomates américains, partout dans le monde.

Afshon Ostovar, de la Naval Postgraduate School et expert sur la question iranienne, a déclaré au Times que, dans le passé, les groupes terroristes soutenus par l’Iran – frustrés de ne pas être en mesure d’infliger des dommages militaires – avaient pris pour cible des civils à la place.

Ainsi, en 2012, le groupe terroriste libanais du Hezbollah avait attaqué des touristes israéliens en Bulgarie pour se venger du meurtre par Israël des leaders de cette organisation appuyée par Téhéran.

« Nous sommes en terrain inconnu et la réalité, c’est que personne ne sait comment l’Iran va répondre. Je ne pense pas que l’Iran même le sache », a clamé Ostovar. « Mais je pense qu’il y a une soif de sang, aujourd’hui, dans les rangs des Gardiens de la Révolution. »

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