Khan al-Amar: Un Franco-américain maintenu en détention par l’armée israélienne
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Khan al-Amar: Un Franco-américain maintenu en détention par l’armée israélienne

Franck Romano, activiste de la cause palestinienne, a été arrêté en marge des manifestations contre la destruction du village bédouin de Khan al-Amar en Cisjordanie

Franck Romano, lors d'une conférence donnée en 2017, intitulée “Radicalize the Streets for Peace in Israel & Palestine” (Crédit: capture d'écran Youtube/Franck Romano)
Franck Romano, lors d'une conférence donnée en 2017, intitulée “Radicalize the Streets for Peace in Israel & Palestine” (Crédit: capture d'écran Youtube/Franck Romano)

Franck Romano, professeur de droit franco-américain âgé de 66 ans et deux autres militants ont été arrêtés vendredi 14 septembre près du village bédouin de Khan al-Ahmar situé en Cisjordanie alors qu’ils manifestaient contre la destruction à venir du lieu qui compte quelque 200 habitants.

L’armée israélienne peut garder en détention Romano, accusé d’entraves à l’action de policiers et de soldats israéliens, 96 heures en garde à vue.

La législation militaire en vigueur en Cisjordanie a été appliquée à Frank Romano qui est accusé d’entraves à l’action de policiers et de soldats israéliens, si bien que le délai maximum pour qu’il soit présenté devant un juge est de 96 heures », a affirmé à l’AFP Me Gabi Lasky son avocat.

« En général, c’est la loi israélienne prévoyant un délai limité à 24 heures, dans ce genre de cas impliquant des Israéliens ou des étrangers, qui est appliquée », a ajouté l’avocate.

Me Lasky va demander l’intervention d’un juge israélien pour que le sort de son client soit tranché selon la législation israélienne.

Selon le journaliste Antoine Mariotti, « une délégation de trois sénateurs français, membres du groupe d’amitié France-Palestine, se rendra dans le village de Khan al-Amar en fin de journée ce dimanche (16 septembre) pour apporter son soutien. Ils seront accompagnés du consul général de France à Jérusalem Pierre Cochard ».

Franck Romano, en juillet dernier devant les portes de la mosquée Al Aqsa à Jérusalem:

L’Etat hébreu affirme que les structures, constituées principalement de cabanes et de tentes, ont été construites sans permis et qu’elles constituent une menace pour les résidents du village à cause de leur proximité avec l’autoroute.

Mais les villageois – qui vivent sur place depuis 1950, alors que la Jordanie contrôlait la zone, après avoir été expulsés de leurs maisons du Negev par l’Etat – font valoir qu’ils n’avaient pas beaucoup d’autres alternatives que de bâtir sans permis de construire israéliens, puisque ces permis ne sont presque jamais délivrés aux Palestiniens dans les endroits de Cisjordanie, comme Khan al-Amar, où Israël exerce un contrôle total des affaires civiles.

Après des années de bataille judiciaire, la Cour suprême israélienne a donné la semaine dernière son feu vert à la démolition du village bédouin.

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