Khosh Amadid ! Bienvenue à la version persane du Times of Israel
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Khosh Amadid ! Bienvenue à la version persane du Times of Israel

Notre nouveau site propose aux lecteurs perses une fenêtre sur la réalité complexe d'Israël en farsi et sur l'actualité en Iran

David est le fondateur et le rédacteur en chef du Times of Israel. Il était auparavant rédacteur en chef du Jerusalem Post et du Jerusalem Report. Il est l’auteur de « Un peu trop près de Dieu : les frissons et la panique d’une vie en Israël » (2000) et « Nature morte avec les poseurs de bombes : Israël à l’ère du terrorisme » (2004).

Le Times of Israel en perse
Le Times of Israel en perse

Lors de l’Assemblée générale des Nations unies la semaine dernière, le président iranien Hassan Rouhani a déclaré : « un nouveau chapitre a commencé dans les relations entre l’Iran et le monde ».

Ici, au Times of Israel, nous ne pouvions pas être plus heureux, parce que son annonce coïncide avec le lancement du Times of Israel en persan.

Malheureusement, l’ostensible main tendue de Rouhani au monde n’a pas été tendue vers Israël.

L’année dernière, lors du Forum économique mondial de Davos, par exemple, il a déclaré que l’Iran était prêt à engager des relations diplomatiques avec tous les pays, mais lorsqu’on lui a demandé par la suite si cela incluait le nôtre, il a précisé : « nous souhaitons un avenir meilleur et avoir des relations bénéfiques avec tous [les pays] ceux que nous reconnaissons » (mes italiques).

Le guide suprême iranien l’Ayatollah Ali Khamenei, (à gauche), et le président Hassan Rouhani à l’investiture de Rouhani, à Téhéran, le 3 août 2017. (Crédit : Office of the Iranian Supreme Leader via AP)

L’Iran ne reconnaît évidemment pas Israël, et son chef, le guide suprême Ali Khamenei – le patron de Rouhani – a appelé à maintes reprises à l’élimination d’Israël.

En revanche, l’édition en persan du Times of Israel vise clairement à ouvrir la communication avec tous les Perses, à l’intérieur ou vivant en dehors de l’Iran, et reflète notre conviction que le vrai journalisme constitue une force pour atténuer l’hostilité et casser les stéréotypes.

Rappelons qu’Israël et l’Iran entretenaient des liens étroits et ce, il n’y a pas si longtemps que cela.

Même aujourd’hui, malgré la persécution religieuse systématique menée par le régime islamique, l’Iran a le plus grand nombre de juifs au Moyen-Orient après Israël – preuve persistante d’un lien juif en Perse qui remonte à près de trois millénaires. Il n’y a pas de sentiment en Israël d’une querelle profonde avec le peuple d’Iran – seulement avec un régime qui diabolise sans relâche l’Etat juif.

Notre objectif pour le Times of Israel en langue farsi consiste à rapporter fidèlement et de manière intéressante pour ce lectorat, des informations qui se concentrent sur les événements et les développements en Israël, l’Iran et au-delà.

Nous voulons montrer aux lecteurs perses Israël et le monde juif dans toute sa diversité, et ainsi leur donner accès à l’information liée à l’Iran qu’ils ne peuvent pas trouver ailleurs.

Avi Davidi (Crédit : Autorisation)
Avi Davidi (Crédit : Autorisation)

Notre rédacteur en chef du Times of Israel en farsi, Avi Davidi, et son équipe publieront des textes exclusifs de notre site en anglais, ainsi que des articles originaux en farsi, y compris de l’intérieur de l’Iran.

Déjà, pendant que nous nous préparions pour le lancement de la version persane, nous avons publié des articles sur Khamenei qui tente d’obtenir un plus grand contrôle du cyber-espace et des smartphones de l’Iran, sur les arrestations de convertis au christianisme, sur la présence constante après l’accord sur le nucléaire d’immenses affiches et des peintures murales exigeant la « Mort de l’Amérique » à Téhéran, et plus encore.

Comme avec le Times of Israel dans d’autres langues (français, anglais, arabe et chinois), nous espérons aussi que la plateforme de blogs sera populaire et stimulante et qu’elle attirera des articles illustrant l’ensemble des nuances de l’opinion. Nous invitons les lecteurs perses qui ont quelque chose à dire à contribuer à notre plateforme de blogs, tout en respectant les conditions d’un débat intelligent, légitime et constructif.

Les étoiles et les bandes du drapeau américain représentées comme des crânes et des bombes dans le centre de Téhéran, le 1er septembre 2015 (Crédit : Times of Israel staff)
Les étoiles et les bandes du drapeau américain représentées comme des crânes et des bombes dans le centre de Téhéran, le 1er septembre 2015 (Crédit : Times of Israel staff)

Nous sommes curieux de voir comment The Times of Israel en farsi va être reçu et perçu dans le monde persan. Aucun autre site d’information basé en Israël n’a tenté quelque chose de semblable. Mais les signes s’avèrent jusqu’ici positifs.

Depuis que nous avons lancé le Times of Israel le 14 février 2012, les informations se sont propagées – via le bouche à oreille, les courriels, et les médias sociaux – et nous avons vu notre lectorat croître régulièrement dans le monde entier.

Après trois ans et demi, nous avons actuellement en moyenne 18 millions de pages vues par mois et plus de 3,5 millions de visiteurs uniques par mois – trois millions et demi de personnes, qui viennent régulièrement sur le site du Times of Israel pour lire les informations, dévorer les portraits et analyses, et contribuer à travers divers articles d’opinion.

Ces chiffres étonnants témoignent de votre intérêt et des efforts de tous ceux qui travaillent et qui contribuent à nos sites.

J’ai demandé à Avi Davidi ce qu’il envisageait pour le Times of Israel en persan.

Il m’a fait part de plusieurs idées : The Times of Israel en persan permet aux lecteurs du monde persique d’avoir une interaction directe avec Israël.

La version persane offre un récit israélien nuancé – dynamique, avec ses complexités – en contraste avec le discours implacable du régime et le discours d’hostilité véhiculé dans les médias iraniens.

Elle racontera aux lecteurs persiques des choses à propos de l’Iran que les médias contrôlés par le régime ne veulent pas qu’ils sachent. Ce sera un journalisme non partisan et non-réglementé – et je l’espère une bouffée d’air frais pour ses lecteurs.

Une peinture du 15ème siècle de Jean Fouquet du roi perse Cyrus II le Grand libérant les Juifs de l'exil babylonien (Crédit : CC-PD-Mark, par Yann, Wikimedia Commons)
Une peinture du 15ème siècle de Jean Fouquet du roi perse Cyrus II le Grand libérant les Juifs de l’exil babylonien (Crédit : CC-PD-Mark, par Yann, Wikimedia Commons)

Avi m’a rappelé que les relations entre le peuple juif et le peuple iranien remontaient à 2 700 ans aux temps bibliques – à l’époque de Cyrus le Grand et l’Empire perse. Tandis que le monarque mettait fin à la captivité juive à Babylone et autorisait la construction du Second Temple, Cyrus est salué dans Esaïe, le seul non-Juif, comme un messie ou celui qui a été oint.

L’Iran d’aujourd’hui est encore la maison d’environ 20 000 Juifs. Contrairement à Cyrus, cependant, les ayatollahs ne sont absolument pas les partisans de la souveraineté juive en Terre sainte. Nous espérons que le Times of Israel en persan contribuera à retrouver cet état d’esprit et cet héritage d’antan.

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