Kohavi: Tolérance zéro pour les rapports sexuels entre officiers et subordonnés
Rechercher

Kohavi: Tolérance zéro pour les rapports sexuels entre officiers et subordonnés

Hausse de 24 % de plaintes pour agressions sexuelles dans l'armée - Sur l’année 2020, il y a eu 1 542 plaintes pour agressions sexuelles, contre 1 239 en 2019

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Aviv Kohavi, s'exprime lors d'une cérémonie au siège de l'armée à la Kirya, à Tel Aviv, le 18 juin 2020. (Armée israélienne)
Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Aviv Kohavi, s'exprime lors d'une cérémonie au siège de l'armée à la Kirya, à Tel Aviv, le 18 juin 2020. (Armée israélienne)

Le chef d’état-major Aviv Kohavi a déclaré que l’armée menait une politique de « tolérance zéro », lorsqu’il s’agit de relations entre officiers et subordonnés, dénonçant tous les cas d’agressions sexuelles qui doivent être sévèrement condamnées.

Dans un discours prononcé lors de la cérémonie de clôture des cours des officiers combattants, et à la suite d’informations faisant état d’une augmentation de cas d’agressions sexuelles au sein de l’armée, Kohavi a déclaré que « toute agression sexuelle, en parole ou en acte, constitue une atteinte à la dignité humaine et est en violation des règles protocolaires de l’armée. »

« Les commandants doivent s’impliquer, en montrant particulièrement l’exemple, mais aussi par l’éducation, la transmission de valeurs, le contrôle de ce qui se passe dans les unités, la dissuasion ainsi que des punitions sévères », a-t-il ajouté.

« Nous avons élaboré un code de tolérance zéro, et nous agirons avec fermeté contre tout écart. Les officiers doivent éviter toute relation intime avec une personne subordonnée, même si cette dernière semble consentir. Il n’y a pas de zone grise sur ces sujets. »

Les statistiques de l’armée indiquent que sur l’année 2020, il y a eu 1 542 plaintes pour agressions sexuelles, contre 1 239 en 2019.

Alors que l’on a assisté à 11 % d’augmentation annuelle depuis dix ans, 2020 a été marquée par une augmentation exceptionnelle, avec un bond de près de 24 %.

En octobre 2019, peu après la nomination de Kohavi en tant que chef d’état-major, un officier en charge des opérations de la marine israélienne a dû démissionner suite à un reportage télévisé indiquant qu’il aurait eu des relations sexuelles inappropriées avec des subordonnés.

Shai Elbaz avait servi à la tête des opérations navales depuis mai 2018. Il avait dirigé précédemment l’unité navale d’élite Shayetet 13.

Les allégations de harcèlement sexuel se sont déroulées lorsqu’il commandait Shayetet 13. Selon la douzième chaîne, plusieurs femmes se sont manifestées et ont déclaré qu’il entretenait avec elles des relations sexuelles inappropriées.

Ofek Buchris, un ancien général de l’armée israélienne accusé de viol et autres agressions contre ses subordonnées, est photographié au tribunal militaire à Jaffa le 29 septembre 2016. (Flash90)

Ces plaintes contre Elbaz sont intervenues deux après qu’Ofek Buchris, ancien général de brigade, a plaidé coupable à trois chefs d’accusation sur son comportement sexuel, dans le cadre d’un accord concernant l’abandon d’accusations encore bien plus graves.

Buchris, ancien chef d’infanterie Golani, considéré comme une étoile montante de Tsahal, avait été accusé de viol et d’agression sexuelle par deux femmes officiers qui avaient servi sous ses ordres.Il avait dans un premier temps nié les accusations. Ensuite, dans le cadre d’un accord, il a reconnu sa responsabilité pour des infractions sexuelles non spécifiées et illégales. Il a ainsi pu éviter les poursuites et une peine de prison.

L’affaire Buchris a surgi en mars 2016 et a ébranlé les officiers. Car Buchris était considéré comme « l’officier modèle ». Il a démissionné de Tsahal en juillet 2016.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...