La bande de Gaza manque de fioul et de médicaments selon l’ONU
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La bande de Gaza manque de fioul et de médicaments selon l’ONU

Rosemary Di Carlo, secrétaire générale adjointe aux affaires politiques, estime également que la récente escalade de violences "menace de faire plonger Gaza dans la guerre"

Des camions transportant des marchandises entrent dans la bande de Gaza par  Kerem Shalom après sa réouverture par Israël le 15 août 2018. (Flash90)
Des camions transportant des marchandises entrent dans la bande de Gaza par Kerem Shalom après sa réouverture par Israël le 15 août 2018. (Flash90)

Les Nations unies sont en manque de financement pour payer le fioul nécessaire aux hôpitaux, aux points d’eau et autres infrastructures vitales de la bande de Gaza, a fait savoir mercredi l’Organisation.

Rosemary Di Carlo, secrétaire générale adjointe aux affaires politiques, a confié au Conseil de sécurité que la récente escalade de violences entre Israël et les Palestiniens « menaçaient de faire plonger Gaza dans la guerre ».

Les membres du Conseil tenaient leur réunion mensuelle sur le conflit israélo-palestinien alors que des pourparlers sont en cours sous l’égide de l’Egypte et de l’ONU pour stopper la violence et répondre à la crise humanitaire dans la bande de Gaza.

Mme Di Carlo a expliqué être « profondément préoccupée que le budget pour le fioul d’urgence de l’ONU, qui soutient quelque 250 infrastructures vitales à Gaza, soit maintenant épuisé » et a demandé 4,5 millions de dollars pour permettre d’assurer l’essentiel des services pour le reste de l’année.

L’adjointe aux affaires politiques de l’ONU a également fait part de son inquiétude à propos d’une « quantité dangereusement insuffisante de médicaments indispensables » après l’épuisement de 40 % des stocks.

La bande de Gaza est le théâtre depuis le 30 mars de manifestations le long de la frontière israélienne, encouragées et orchestrées par le groupe terroriste du Hamas. Plus de 171 émeutiers gazaouis ont été tués par des tirs israéliens durant ces émeutes frontalières. Le Hamas a admis que des dizaines de morts faisaient partie de ses rangs. Un soldat israélien a été tué par un sniper palestinien.

Depuis plusieurs semaines, l’Egypte et l’ONU, par l’intermédiaire de son émissaire Nickolay Mladenov, tentent de forger un cessez-le-feu durable entre le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et Israël.

L’assouplissement ou la levée du blocus exercé par Israël depuis plus d’une décennie serait l’un des sujets de discussion. Israël explique que ce blocus est nécessaire pour empêcher le groupe terroriste, qui cherche la destruction d’Israël, de se constituer un arsenal qui servirait à commettre des attaques contre des civils ou des soldats israéliens.

Israël exige que le Hamas rende à l’Etat hébreu les dépouilles de deux soldats israéliens tués en 2014 à Gaza, Hadar Goldin et Oron Shaul, ainsi que les deux Israéliens présumés en vie et détenus par le groupe terroriste, Hisham al-Sayed et Avera Mengistu.

Rosemary Di Carlo a appelé « toutes les parties » à garantir que l’aide humanitaire atteigne Gaza et a exhorté le Hamas à donner des informations sur les Israéliens détenus dans la bande de Gaza.

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