La Banque d’Israël réglemente les sociétés émettrices de cartes de crédit
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La Banque d’Israël réglemente les sociétés émettrices de cartes de crédit

La Banque Hapoalim et la Banque Leumi doivent vendre leurs unités de cartes de crédit dans le cadre d'un effort visant à accroître la concurrence dans le secteur bancaire

Madame Karnit Flug, Gouverneur de la Banque d'Israël lors d'une réunion de la Commission des Finances à la Knesset à Jérusalem le 06 janvier 2014. (Crédit photo: Flash90)
Madame Karnit Flug, Gouverneur de la Banque d'Israël lors d'une réunion de la Commission des Finances à la Knesset à Jérusalem le 06 janvier 2014. (Crédit photo: Flash90)

La Banque d’Israël recherche des acquéreurs pour les sociétés émettrices de cartes de crédit qui seront détachées des deux plus grandes banques du pays, Bank Hapoalim Ltd. et Bank Leumi Le-Israel Ltd.

Les deux banques doivent vendre les sociétés émettrices de cartes de crédit qu’elles détiennent d’ici 2020, dans le cadre d’un effort visant à accroître la concurrence dans le secteur bancaire israélien. Si les actions des sociétés sont émises en bourse, les banques peuvent également choisir de réduire leur participation à moins de 40 %. La vente des sociétés de cartes de crédit pourrait se faire par la vente d’un bloc de contrôle, dans lequel l’acheteur devra obtenir un permis de surveillance de la Banque d’Israël, ou par l’émission d’actions en bourse et la distribution d’actions au public, a déclaré dimanche la banque centrale dans un communiqué.

Les entités qui achèteront les sociétés émettrices de cartes de crédit – institutions financières ou non financières en Israël ou à l’étranger, ou sociétés de capital-investissement – seront en mesure d’accéder aux « bases de données riches en informations » que les sociétés émettrices de cartes de crédit détiennent sur les ménages et les petites entreprises, »qui peuvent les aider à développer et à offrir une variété de produits financiers à valeur ajoutée pour les clients », a précisé le communiqué. Les sociétés acquérantes auraient également accès au « niveau élevé d’expertise et d’expérience » que les sociétés émettrices de cartes de crédit ont accumulé au fil des années d’activité, à leur réputation et au « niveau élevé de capital qu’elles détiennent ».

Afin de s’assurer que les acheteurs potentiels disposent d’un cadre réglementaire clair, la Banque d’Israël a publié un document final définissant les critères qui rendraient les acteurs éligibles pour obtenir le feu vert de la banque centrale, et a également déclaré qu’elle publierait sous peu une décision finale sur la façon dont les commissions sur les opérations d’interchange devraient être réduites. Ces deux questions contribueront à accroître la sécurité réglementaire pour les acheteurs potentiels et leur permettront de « formuler des plans pratiques pour l’achat et le fonctionnement des sociétés émettrices de cartes de crédit », a précisé le communiqué. Les commissions d’interchange sont des commissions payées entre banques pour l’acceptation de transactions par carte.

Les critères d’admissibilité comprennent « l’honnêteté et l’intégrité, la solidité financière, l’expérience pertinente en affaires » et l’absence de conflits d’intérêts. Les stratégies d’investissement des entités qui souhaitent acquérir les sociétés seront également examinées afin de s’assurer qu’elles envisagent de jouer « un rôle majeur » sur le marché israélien et de « contribuer à la concurrence dans le secteur financier ».

« Les réunions que nous avons avec les acheteurs potentiels des sociétés émettrices de cartes de crédit et avec les sociétés d’investissement montrent clairement leur besoin de sécurité en matière de réglementation », a déclaré Hedva Ber, superviseur des banques à la Banque d’Israël. « Nous veillerons donc à ce que l’environnement réglementaire soit le plus favorable possible pour que les entreprises soient achetées par des entités sérieuses et puissent réaliser les objectifs de la réforme. Les banques ont également la possibilité de placer les sociétés en bourse, de sorte que leurs actions soient détenues par le grand public. »

« La séparation des sociétés émettrices de cartes de crédit et des banques est un élément essentiel des mesures visant à accroître la concurrence dans le secteur bancaire, parallèlement à d’autres changements structurels et infrastructurels que nous faisons progresser en Israël, tels que l’établissement d’un registre central du crédit, la création d’un bureau technologique commun, des mesures visant à faciliter la transition entre les banques », a déclaré Karnit Flug, le gouverneur de la Banque d’Israël, dans le communiqué.

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