La Banque d’Israël reporte le remboursement des prêts à la fin de l’année
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La Banque d’Israël reporte le remboursement des prêts à la fin de l’année

Les emprunteurs peuvent reporter leurs paiements jusqu'à la fin 2020, car la pandémie fait des ravages dans l'économie ; toutefois, ce report entraînera des coûts supplémentaires

Siège de la Banque d'Israël. (Crédit : Esther Inbar/Wikimedia commons)
Siège de la Banque d'Israël. (Crédit : Esther Inbar/Wikimedia commons)

La Banque d’Israël a annoncé mardi que tous les Israéliens ayant contracté des prêts hypothécaires et des crédits pourront retarder leurs remboursements jusqu’à la fin de l’année.

C’est la troisième fois qu’une telle annonce est faite depuis le début de la pandémie de coronavirus, et la deuxième en moins de deux mois.

Cette mesure, qui a été coordonnée avec l’ensemble des banques du pays, intervient alors que des centaines de milliers d’emprunteurs ont subi les répercussions financières de la crise.

Cependant, le report du paiement à l’année prochaine ajoutera des intérêts à tous les remboursements, totalisant des milliers de shekels et même plus, ont rapporté les médias en langue hébraïque.

Entre mars et la mi-septembre, les banques ont reporté les remboursements de prêts pour 738 000 clients. La valeur totale des prêts concernés s’élève à quelque 9,5 milliards de shekels.

Selon la Banque centrale israélienne, quiconque a déjà reporté ses paiements de six mois peut pousser jusqu’à la fin de 2020, ce qui signifie un retard total potentiel de neuf mois. Ceux qui ne les ont pas retardés peuvent le faire maintenant pendant six mois. Les banques ne peuvent pas refuser le report.

Le gouverneur de la Banque d’Israël, Amir Yaron, assiste à une conférence de presse, le 31 mars 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

« Depuis le début de la crise, nous avons pris des mesures sans précédent pour permettre le fonctionnement ordonné de l’économie et des marchés financiers, parallèlement aux efforts continus pour conseiller le gouvernement sur les questions de politique », a déclaré le gouverneur de la Banque d’Israël, Amir Yaron.

Le superviseur des banques, Yair Avidan, a expliqué que demander à retarder le remboursement de son prêt serait considéré comme un nouveau prêt, ce qui entraîne des coûts supplémentaires, et a exhorté les emprunteurs à ne profiter de la mesure qu’après en avoir examiné la nécessité.

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