La Californie accueille 22 start-ups hi-tech « licornes » d’origine israélienne
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La Californie accueille 22 start-ups hi-tech « licornes » d’origine israélienne

Cinq firmes fondées en Israël ont atteint ou dépassé une évaluation supérieure à un milliard de dollars cette année seulement, fait savoir un groupe bilatéral

Le Centre communautaire juif de Palo Alto, en Californie, fête la Journée de l'indépendance en présence de la communauté israélienne de la Silicon Valley, le 9 mai 2019. (Crédit :  Saul Bromberger/Autorisation JCC Palo Alto)
Le Centre communautaire juif de Palo Alto, en Californie, fête la Journée de l'indépendance en présence de la communauté israélienne de la Silicon Valley, le 9 mai 2019. (Crédit : Saul Bromberger/Autorisation JCC Palo Alto)

C’est la Californie qui héberge le plus grand nombre de start-ups fondées en Israël répondant aux critères de « licorne » dans l’ensemble des États-Unis, après que cinq entreprises privées ont atteint le seuil crucial d’une valorisation d’un milliard de dollars, le surpassant pour quelques-unes. Le nombre de firmes dites « licornes » est dorénavant de 22 dans l’état, selon l’USIBA (l’alliance commerciale entre les États-Unis et Israël).

Chacune de ces start-ups a au moins un fondateur israélien et a installé son siège mondial et américain en Californie.

« Ces chiffres sont fous », a estimé Aaron Kaplowitz, le président de l’USIBA, dans un courriel accompagnant le communiqué. « La Californie continue d’attirer les innovateurs les meilleurs et les plus brillants du monde. Nous voyons aujourd’hui s’implanter une nouvelle génération d’entrepreneurs israéliens qui contribuent à l’écosystème d’innovation du nord de la Californie et qui bénéficient d’une bonne réserve d’investisseurs en capital-risque ».

Toutes ces start-ups se sont installées dans la Silicon Valley, à l’exception d’Orca Security, une firme de cybersécurité spécialisée dans le Cloud. Au mois de mars, cette entreprise de Los Angeles a terminé à une évaluation de 1,2 milliard.

Aaron Kaplowitz, président de l’USIBA. (US-Israel Business Alliance). (Autorisation : USIBA)

Huit licornes fondées en Israël ont leur siège à San Francisco – c’est le nombre le plus élevé dans une ville après New York, a noté le communiqué. Deel, dont les bureaux sont installés juste au-dessus du terrain de baseball d’Oracle Park, est la dernière firme à avoir rejoint ce club très fermé. La semaine dernière, la start-up, spécialisée dans les plateformes de paiement et de comptabilité, a annoncé avoir achevé une série de financement à hauteur de 516 millions de dollars, ce qui fait passer son évaluation à 1,25 milliard de dollars. Deel a collecté 206 millions de dollars au total – tout cela au cours des onze derniers mois.

A quelques centaines de mètres se trouve ironSource, une entreprise spécialisée dans la monétisation et la distribution, qui a récemment annoncé son plan d’entrer en bourse par le biais d’un SPAC (special purpose acquisition company). L’accord conclu avec Thoma Bravo Advantage permet à la start-up d’être dorénavant évaluée à 11,1 milliards de dollars.

Près de San Francisco, Palo Alto héberge dorénavant sept « licornes » fondées au sein de l’État juif, dont les compagnies d’assurance Hippo (elle est évaluée à cinq milliards de dollars) et Next Insurance (à quatre milliards de dollars). Le 22 mars, Wiz a conclu un tour d’investissement de 130 millions de dollars, et son évaluation est dorénavant d’1,7 milliards.

« La devise de la Silicon Valley, c’est ‘aller vite et tout casser’, » explique Kaplowitz. « Et les Israéliens, bien sûr, ont un mot pour ça : chutzpah. »

Mountain View accueille Rapyd, une firme évaluée à 2,5 milliards de dollars et SentinelOne, à 3,1 milliards de dollars.

L’entreprise d’innovation en base de données Redis Labs (avec deux milliards de dollars) a aussi installé ses bureaux à Mountain View. Le 7 avril, Redis et Trax (une compagnie évaluée à 2,3 milliards de dollars à San Francisco), leader dans l’analyse de vente, ont réussi à soulever à eux deux 950 millions de dollars.

« Quand on constate ces chiffres stupéfiants », note Kaplowitz, « on commence à comprendre que les investissements financent de nouveaux emplois et qu’ils stimulent les activités économiques locales ».

A San Mateo, Tipalti, avec ses solutions d’automatisation des comptes créditeurs et d’envois de fonds, est évaluée à deux milliards de dollars.

Dremio, avec son moteur de conservation de mégadonnées (à un milliard de dollars), Innoviz, fabricant de LiDAR (à 1,4 milliard de dollars), ont leur siège à Santa Clara.

La semaine dernière, l’USIBA a publié les conclusions de ses recherches sur les 21 « licornes » fondées en Israël qui se sont installées à New York. C’est la ville de Tel Aviv qui compte le plus de « licornes » fondées en Israël dans le monde.

Rapidement après le rapport concernant New-York, Outbrain, qui figure dans la liste, a déposé une brochure confidentielle auprès de la SEC (Securities and Exchange Commission) aux États-Unis concernant son entrée en bourse. La veille, DoubleVerify, entreprise de logiciels de publicité fondée en Israël, dont les bureaux sont à SoHo, avait terminé son premier jour à la bourse de New York en hausse de 33%, ce qui lui avait permis d’atteindre une capitalisation boursière de 5,3 milliards de dollars, a remarqué le communiqué de l’USIBA.

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