La Californie accueille 22 start-ups hi-tech « licornes » d’origine israélienne
Cinq firmes fondées en Israël ont atteint ou dépassé une évaluation supérieure à un milliard de dollars cette année seulement, fait savoir un groupe bilatéral
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C’est la Californie qui héberge le plus grand nombre de start-ups fondées en Israël répondant aux critères de « licorne » dans l’ensemble des États-Unis, après que cinq entreprises privées ont atteint le seuil crucial d’une valorisation d’un milliard de dollars, le surpassant pour quelques-unes. Le nombre de firmes dites « licornes » est dorénavant de 22 dans l’état, selon l’USIBA (l’alliance commerciale entre les États-Unis et Israël).
Chacune de ces start-ups a au moins un fondateur israélien et a installé son siège mondial et américain en Californie.
« Ces chiffres sont fous », a estimé Aaron Kaplowitz, le président de l’USIBA, dans un courriel accompagnant le communiqué. « La Californie continue d’attirer les innovateurs les meilleurs et les plus brillants du monde. Nous voyons aujourd’hui s’implanter une nouvelle génération d’entrepreneurs israéliens qui contribuent à l’écosystème d’innovation du nord de la Californie et qui bénéficient d’une bonne réserve d’investisseurs en capital-risque ».
Toutes ces start-ups se sont installées dans la Silicon Valley, à l’exception d’Orca Security, une firme de cybersécurité spécialisée dans le Cloud. Au mois de mars, cette entreprise de Los Angeles a terminé à une évaluation de 1,2 milliard.
Huit licornes fondées en Israël ont leur siège à San Francisco – c’est le nombre le plus élevé dans une ville après New York, a noté le communiqué. Deel, dont les bureaux sont installés juste au-dessus du terrain de baseball d’Oracle Park, est la dernière firme à avoir rejoint ce club très fermé. La semaine dernière, la start-up, spécialisée dans les plateformes de paiement et de comptabilité, a annoncé avoir achevé une série de financement à hauteur de 516 millions de dollars, ce qui fait passer son évaluation à 1,25 milliard de dollars. Deel a collecté 206 millions de dollars au total – tout cela au cours des onze derniers mois.
A quelques centaines de mètres se trouve ironSource, une entreprise spécialisée dans la monétisation et la distribution, qui a récemment annoncé son plan d’entrer en bourse par le biais d’un SPAC (special purpose acquisition company). L’accord conclu avec Thoma Bravo Advantage permet à la start-up d’être dorénavant évaluée à 11,1 milliards de dollars.
Près de San Francisco, Palo Alto héberge dorénavant sept « licornes » fondées au sein de l’État juif, dont les compagnies d’assurance Hippo (elle est évaluée à cinq milliards de dollars) et Next Insurance (à quatre milliards de dollars). Le 22 mars, Wiz a conclu un tour d’investissement de 130 millions de dollars, et son évaluation est dorénavant d’1,7 milliards.
« La devise de la Silicon Valley, c’est ‘aller vite et tout casser’, » explique Kaplowitz. « Et les Israéliens, bien sûr, ont un mot pour ça : chutzpah. »
Mountain View accueille Rapyd, une firme évaluée à 2,5 milliards de dollars et SentinelOne, à 3,1 milliards de dollars.
L’entreprise d’innovation en base de données Redis Labs (avec deux milliards de dollars) a aussi installé ses bureaux à Mountain View. Le 7 avril, Redis et Trax (une compagnie évaluée à 2,3 milliards de dollars à San Francisco), leader dans l’analyse de vente, ont réussi à soulever à eux deux 950 millions de dollars.
« Quand on constate ces chiffres stupéfiants », note Kaplowitz, « on commence à comprendre que les investissements financent de nouveaux emplois et qu’ils stimulent les activités économiques locales ».
A San Mateo, Tipalti, avec ses solutions d’automatisation des comptes créditeurs et d’envois de fonds, est évaluée à deux milliards de dollars.
Dremio, avec son moteur de conservation de mégadonnées (à un milliard de dollars), Innoviz, fabricant de LiDAR (à 1,4 milliard de dollars), ont leur siège à Santa Clara.
La semaine dernière, l’USIBA a publié les conclusions de ses recherches sur les 21 « licornes » fondées en Israël qui se sont installées à New York. C’est la ville de Tel Aviv qui compte le plus de « licornes » fondées en Israël dans le monde.
Rapidement après le rapport concernant New-York, Outbrain, qui figure dans la liste, a déposé une brochure confidentielle auprès de la SEC (Securities and Exchange Commission) aux États-Unis concernant son entrée en bourse. La veille, DoubleVerify, entreprise de logiciels de publicité fondée en Israël, dont les bureaux sont à SoHo, avait terminé son premier jour à la bourse de New York en hausse de 33%, ce qui lui avait permis d’atteindre une capitalisation boursière de 5,3 milliards de dollars, a remarqué le communiqué de l’USIBA.
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