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La campagne de vaccination des 5 à 11 ans démarre sur les chapeaux de roue

Selon un reportage télévisé, les plus jeunes ont été deux fois plus nombreux à recevoir la précieuse première dose que les ados de 12 à 15 ans au cours de la première semaine

Un jeune israélien se fait vacciner contre la COVID-19 dans un centre de la Maccabi à  Katzrin, le 24 novembre 2021. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)
Un jeune israélien se fait vacciner contre la COVID-19 dans un centre de la Maccabi à Katzrin, le 24 novembre 2021. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

Une semaine après le lancement de la campagne de vaccination contre le coronavirus en direction des 5 à 11 ans, les caisses d’assurance-maladie ont injecté la précieuse dose bien plus rapidement que cela n’avait été le cas lors de la vaccination des jeunes adolescents de 12 à 15 ans, selon des chiffres rendus publics lundi.

A la caisse d’assurance-maladie Maccabi, le pourcentage de petits enfants ayant reçu une injection contre la COVID-19 au cours de la semaine qui vient de se passer est le double de celui des enfants de 12 à 15 ans venus se faire immuniser dans les sept jours qui avaient suivi la mise à disposition des vaccins pour ce public particulier, au mois de juin. A la Clalit, ce pourcentage est quatre fois supérieur, selon les statistiques citées par la Douzième chaîne.

Du côté de la Leumit et de la caisse d’assurance-maladie Meuhedet, les chiffres de la vaccination des enfants sont deux fois et demi et quatre fois supérieurs, respectivement, à ceux de la campagne précédente en direction des jeunes adolescents.

Les chiffres de la Maccabi montrent ainsi que 8,8 % des enfants entre 5 et 11 ans assurés par cette caisse ont été vaccinés dans la première semaine qui a suivi la mise à disposition des vaccins. Ce pourcentage avait été de 3,3 % chez les adolescents âgés de 12 à 15 ans.

Aucun pourcentage n’a été révélé pour les trois autres caisses qui ont simplement fait part du nombre d’enfants, dans leurs classes d’âge respectives, qui sont venus se faire immuniser dans la semaine suivant l’approvisionnement en vaccins.

En tout, ce sont 3,3 % des 5 à 11 ans qui ont reçu une dose contre la COVID, indiquent les chiffres les plus récents du ministère de la Santé. Parmi les 12 à 15 ans, 58,6 % ont reçu au moins une dose et 47,7 % en ont d’ores et déjà obtenu deux.

De hauts-responsables liés à la campagne de vaccination des enfants ont reçu des menaces. C’est particulièrement le cas de la docteure Sharon Alroy-Preis, cheffe des services de santé publique au sein du ministère de la Santé, qui a été placée sous protection policière permanente.

Une autre responsable de la campagne menée en faveur de la vaccination des plus jeunes a indiqué avoir reçu des menaces de mort et autres propos au vitriol qui, pour certains, ont été envoyés directement sur son téléphone personnel via l’application de messagerie WhatsApp.

La docteure Lior Hecht, pédiatre à la caisse d’assurance-maladie de la Maccabi, a déclaré devant les caméras de la Douzième chaîne qu’elle avait décidé de s’impliquer dans la campagne pour se battre contre les « Infox » et pour offrir aux parents des « informations crédibles et vérifiées » sur le vaccin.

La docteure Lior Hecht (Capture d’écran : YouTube)

« Il y a eu des menaces de meurtre explicites », a-t-elle dit, ajoutant que la police avait ouvert une enquête.

Hecht a ajouté qu’elle avait été qualifiée de « tueuse d’enfants » et comparée aux nazis, notant que ses enfants avaient, eux aussi, essuyé des menaces indirectes.

Elle a raconté avoir reçu un message qui disait : « Vos enfants souffriront, eux aussi ; vous aurez du sang sur les mains et il y aura du sang sur les mains de vos enfants. Que vos enfants puissent donc être vaccinés et mourir ».

Hecht a expliqué que le ministère de la Santé lui avait proposé de mettre à sa disposition un garde du corps mais qu’elle avait refusé cette proposition, estimant que les menaces proférées ne le justifiaient pas.

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