La chaîne TV du Hezbollah nie qu’un réservoir épuisera le débit d’eau en Israël
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La chaîne TV du Hezbollah nie qu’un réservoir épuisera le débit d’eau en Israël

Après que des responsables ont exprimé leur préoccupation suite à la construction d’un nouveau réservoir, al-Manar a déclaré que l’information était de la "propagande"

Vue du ruisseau Hatzbani, ou Snir, dans le nord d'Israël, en 2009. (Crédit : Hamad Almakt / Flash 90)
Vue du ruisseau Hatzbani, ou Snir, dans le nord d'Israël, en 2009. (Crédit : Hamad Almakt / Flash 90)

La chaîne de télévision al-Manar qui appartient au groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a démenti vendredi qu’un réservoir en construction par le Liban à proximité de la frontière nord d’Israël limiterait le débit d’eau vers les affluents israéliens du Jourdain.

Jeudi, la chaine Kan avait cité des responsables israéliens anonymes exprimant leur inquiétude que les travaux sur le réservoir épuiseraient l’approvisionnement en eau d’Israël, en arrêtant le débit du ruisseau Wazzani, qui alimente le ruisseau israélien Snir (ou « Hatzbani ») – une source d’eau majeure pour le Jourdain.

Les responsables ont déclaré qu’une tentative du Liban de limiter le débit d’eau en Israël serait contraire au droit international.

Al-Manar a nié cette affirmation, expliquant qu’Israël était engagé dans « une propagande incitatrice à l’encontre des projets d’irrigation du Liban à la frontière avec les territoires palestiniens occupés sous des prétextes sans fondement ».

« Le Liban prévoit de bénéficier uniquement de son droit à ses ressources en eau dans la région », a déclaré la chaine.

Cette affirmation intervient alors qu’Israël et le Liban tiennent des pourparlers dans le but de délimiter leur frontière maritime.

Les deux pays, qui restent techniquement en guerre, ont ouvert des négociations en octobre, après de discrets efforts de la diplomatie américaine cherchant à ouvrir la voie à l’exploration pétrolière et gazière offshore voulue par les deux parties. Cependant, les discussions sont actuellement au point mort.

Les deux pays ont négocié sur la base d’une carte enregistrée auprès des Nations unies en 2011, qui montre une zone de 860 kilomètres carrés comme contestée.

Mais le Liban considère que cette carte était basée sur de fausses estimations et exige maintenant 1 430 kilomètres carrés supplémentaires de mer plus au sud, qui comprend une partie du champ gazier Karish d’Israël, selon Laury Haytayan, expert libanais en énergie.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a exprimé le mois dernier ses regrets face à cette impasse et a proposé la médiation de Washington.

« Malheureusement, malgré la bonne volonté des deux côtés, les parties restent très éloignées », a déclaré Pompeo, auquel il ne reste plus que 17 jours au pouvoir après la défaite électorale du président américain Donald Trump.

« Les États-Unis restent prêts à être le médiateur dans des discussions constructives et exhortent les deux parties à négocier sur la base des revendications maritimes respectives précédemment déposées aux Nations unies », a déclaré Pompeo.

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