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La coalition se prépare au combat à la veille de la rentrée de la Knesset

Tous les députés de la coalition ont été informés qu'ils devaient être présents pendant les trois premières semaines de la session d'été, sans exception

Le Premier ministre Naftali Bennett à la Knesset le 7 février 2022 (Crédit: Olivier Fitoussi/Flash90)
Le Premier ministre Naftali Bennett à la Knesset le 7 février 2022 (Crédit: Olivier Fitoussi/Flash90)

En prévision de l’ouverture de la session de la Knesset la semaine prochaine avec une liste réduite de seulement 60 députés, les chefs de faction de la coalition ont publié mardi une lettre informant leurs députés qu’ils devraient être présents à toutes les sessions plénières de la Knesset au cours des trois prochaines semaines.

Une autre complication pour la coalition en difficulté est qu’elle n’a toujours pas de leader, suite au départ abrupt de l’ancienne coordinatrice des votes du parti Yamina, la députée Idit Silman, de sorte que l’on ne sait pas qui aura la responsabilité d’obtenir le nombre de votes nécessaires à l’adoption des lois. De plus, le parti islamiste Raam a décidé de se retirer de la coalition et de conserver ses quatre voix.

« Au cours des trois premières semaines d’ouverture de la session, aucune absence ne sera autorisée, pour quelque raison que ce soit », peut-on lire dans la lettre, en caractères gras et soulignés.

Sans majorité dans la chambre de 120 sièges, la coalition a besoin de chaque membre présent pour faire avancer les projets de loi, dont il reste un arriéré de la dernière session.

Après ces trois semaines, toute absence prévue à une plénière – généralement les lundi, mardi et mercredi – devra être approuvée par la direction de la coalition, avec un préavis de cinq jours et, surtout, la désignation d’un député de l’opposition avec qui faire équipe pour contrebalancer le vote de l’autre.

Cette pratique est courante à la Knesset, où une coalition et un député de l’opposition contrebalancent leurs votes par une absence ou une abstention mutuelle convenue. L’opposition pourrait choisir de limiter l’utilisation de cette pratique afin de compliquer le parcours déjà complexe de la coalition pour transformer les projets de loi en lois.

Dans le passé, une coalition mince et le refus de l’opposition de faire des concessions ont eu des conséquences brutales, allant de longues nuits coincées dans le plénum à des choix personnels difficiles. En 2018, le député Yehudah Glick, alors membre du Likud, avait été contraint de se dépêcher de quitter les funérailles de sa femme pour se rendre à la Knesset pour voter, lorsque l’opposition avait refusé de contrebalancer un vote en faveur de la coalition dirigée par le Likud.

Le Raam a annoncé un « gel » de sa participation à la coalition suite aux tensions lors du Ramadan sur le complexe du Mont du Temple/Al-Aqsa, mais a laissé ouverte la possibilité d’un retour au sein de la coalition si celle-ci répondait aux demandes précédemment formulées par le Raam concernant le budget et le statu quo.

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