La Commission des Femmes et de l’Égalité à la Knesset dirigée par un homme
Les groupes féministes s'indignent après la nomination d'Oded Forer, d'Yisrael Beytenu
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Les groupes féministes israéliens ont répondu lundi avec indignation à l’annonce de la nomination d’un homme à la tête d’une commission parlementaire chargée de faire avancer l’égalité des sexes dans le pays.
C’est le député Oded Forer, membre de la formation laïque Yisrael Beytenu de droite, qui va remplacer la présidente sortante de la Commission pour l’Avancement des droits des femmes et de l’égalité des sexes, Aida Touma-Sliman. Il est le seul homme de la commission et ce n’est pas vraiment son domaine d’expertise.
Le groupe féministe israélien Koulan a dénoncé la désignation de Forer à cette fonction en évoquant une initiative « qui exclut les femmes des mécanismes décisionnaires », condamnant « une plaisanterie faite au détriment des femmes en Israël ».
Il a également décrié un jeu politique « cynique » visant à apaiser le parti Yisrael Beytenu et l’opposition parlementaire plus large à laquelle appartient cette formation.
Le choix de Forer « remue le couteau dans la plaie » suscitée par le nombre de femmes figurant au sein du Parlement israélien, fort de 120 sièges, et qui a chuté à seulement 29, a pour sa part estimé le Centre pour la Justice pour les femmes, un groupe de défense des droits des femmes.
There are only 29 women in Israel's 120-seat Knesset––a little less than one quarter.
To rub salt in that wound, the Committee for the Advancement of Women & Gender Equality comprises 7 members, and the sole MAN on the committee was just appointed as its head????????♀️
HT @TogetherKulan pic.twitter.com/MRK1aTFyrF— Center for Women's Justice (@cwjisrael) June 8, 2020
« Cette nomination survient à un moment où les femmes israéliennes traversent une crise avec des violences conjugales qui ont atteint un niveau record et avec la crise du coronavirus qui a exacerbé les inégalités sociales et économiques pour les femmes », a noté le groupe dans un communiqué publié sur Facebook. « Plus que jamais, la Commission pour l’avancement des femmes a besoin d’une présidente qualifiée et experte à sa barre. Ce n’est pas le cas aujourd’hui ».
Les informations portant sur des violences conjugales ont augmenté de 112 % pendant le confinement imposé pour limiter la propagation de la pandémie de coronavirus et onze femmes ont été assassinées par leurs conjoints depuis le début de l’année.
« A quel moment les besoins et les droits des femmes vont-ils enfin être pris au sérieux ? », a déclaré l’activiste israélienne Shoshanna Keats Jaskoll à la JTA. « Que disons-nous aux femmes ici ? Que leurs besoins, en réalité, n’importent pas tant que ça », a-t-elle ajouté.
la Communauté du Times of Israël !







