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La famille d’un des deux Irano-Britanniques libérés dit avoir payé 33 000 euros

La fille d'Anoosheh Ashoori, arrêté en août 2017 et avait été condamné à 10 ans de prison pour espionnage en faveur d'Israël, a dit avoir du réunir la somme en un jour

Nazanin Zaghari-Ratcliffe (à gauche) et Anoosheh Ashoori, qui ont été libérés d'Iran, font un geste après avoir atterri à Brize Norton, en Angleterre, le 17 mars 2022. (Crédit : Leon Neal/Pool/AFP)
Nazanin Zaghari-Ratcliffe (à gauche) et Anoosheh Ashoori, qui ont été libérés d'Iran, font un geste après avoir atterri à Brize Norton, en Angleterre, le 17 mars 2022. (Crédit : Leon Neal/Pool/AFP)

La famille d’un des deux Irano-Britanniques libérés la semaine dernière en Iran, a dit avoir payé une amende de 33 000 euros aux autorités iraniennes et lancé une collecte de fonds.

Anoosheh Ashoori, 67 ans, et Nazanin Zaghari-Ratcliffe, 43 ans, tous deux retenus en Iran plusieurs années après avoir été condamnées pour des accusations qu’ils ont toujours niées, sont retournées au Royaume-Uni jeudi.

« Ce moment de joie a failli ne pas arriver », a expliqué Elika Ashoori, la fille d’Anoosheh Ashoori, un ingénieur à la retraite qui avait été arrêté en août 2017 alors qu’il rendait visite à sa mère et avait été condamné à 10 ans de prison pour espionnage en faveur d’Israël.

Elle a expliqué sur un site de collecte de fonds que sa famille avait reçu le 14 mars, « une demande de paiement d’une amende illégitime de 33 000 € (27 000 £) » à payer avant le lendemain « pour que papa soit effectivement libéré ».

De gauche à droite, Aryan Ashoori, Sherry Izadi et Elika Ashoori, le fils, l’épouse et la fille d’Anoosheh Ashoori, un Britannique emprisonné en Iran, manifestent en face de Downing Street, à Londres, le 13 août 2021, à l’occasion du quatrième anniversaire de son emprisonnement. (Crédit : Kirsty O’Connor PA via AP, Archive)

« Grâce à diverses cartes de crédit, nous avons réussi à rassembler l’argent et le paiement a été effectué quelques heures plus tard, juste avant la date limite », a-t-elle poursuivi, en appelant à la générosité du public pour rembourser cette somme.

L’épouse d’Anoosheh Ashoori, Sherry Izadi, a déclaré au Guardian que la famille s’était demandé si elle pourrait réunir l’argent à temps.

« Au début, les représentants du gouvernement à Téhéran ont demandé à mon neveu de les rencontrer à l’extérieur de la prison avec une valise pleine d’argent, mais il a exigé qu’il entre dans la prison et reçoive un reçu. Ils n’arrêtaient pas de faire traîner ça, exigeant de compter l’argent et d’en vérifier l’authenticité », a-t-elle dit.

Le sort d’un troisième Irano-Britannique, Morad Tahbaz, condamné à 10 ans de prison pour « conspiration avec l’Amérique » reste incertain.

Le gouvernement britannique avait indiqué que M. Tahbaz, qui a également la nationalité américaine, avait bénéficié mercredi d’une libération conditionnelle. Mais il a dû retourner à la prison d’Evin.

Téréran a informé Londres que M. Tahbaz avait « été emmené à Evin pour que lui soit posé un bracelet électronique », a expliqué vendredi un porte-parole de la diplomatie britannique.

Morad Tahbaz, « qui était le seul otage né au Royaume-Uni, avec également la citoyenneté américaine, est sorti de prison mais n’a pas retrouvé la liberté », a déclaré sa soeur Taraneh à l’AFP vendredi, se demandant si on se servait de son frère comme d’un « pion ».

« Nous sommes extrêmement déçus », a-t-elle dit, expliquant que la famille mettait désormais « toute (sa) confiance dans les autorités américaines, et espérait simplement que les Britanniques fassent aussi leur part et nous aident ».

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