La fondation Beit Avi Chai organise les festivités du Sigd, en ligne
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La fondation Beit Avi Chai organise les festivités du Sigd, en ligne

L'autrice de littérature jeunesse Naomi Shmuel parlera de diversité et de différences au sein de la communauté éthiopienne

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Certains des livres écrits sur l'expérience éthiopienne israélienne par Naomi Shmuel, qui interviendra lors de la célébration du Sigd par Beit Avi Chai le 16 novembre 2020. (Crédit :Naomi Shmuel)
Certains des livres écrits sur l'expérience éthiopienne israélienne par Naomi Shmuel, qui interviendra lors de la célébration du Sigd par Beit Avi Chai le 16 novembre 2020. (Crédit :Naomi Shmuel)

Quand il est question d’expérience éthiopienne en Israël, l’anthropologue et écrivaine Naomi Shmuel jouit d’une perspective unique, en tant qu’Israélienne d’origine britannique mariée à un Ethiopien, Emmanuel Shmuel, depuis 34 ans.

« Je suis à la fois une initiée et un peu une étrangère », affirme Shmuel. « Cela me donne un meilleur aperçu de ce qui se passe au sein de la communauté éthiopienne. »

Shmuel parlera de ses liens avec la communauté éthiopienne le lundi 16 novembre, dans le cadre de la fête du Sigd, la fête juive éthiopienne, qui aura lieu en ligne et qui sera célébrée par Beit Avi Chai jusqu’au 18 novembre sur le site web de l’institution culturelle.

Le programme des événements en ligne de Beit Avi Chai, qui seront gratuits, comprend des représentations de musique israélienne éthiopienne, une performance de spoken word d’Orit Tashoma, ainsi qu’un atelier pour enfants et des recettes de cuisine traditionnelle servies au Sigd.

Le Sigd, célébré 50 jours après Yom Kippour, a été établi comme fête nationale par la Knesset en 2008, et est célébré le 29 Heshvan, date hébraïque.

L’autrice Naomi Shmuel et son mari Emmanuel Shmuel. (Crédit : Naomi Shmuel)

Shmuel avait 21 ans et était récemment diplômée en anthropologie lorsqu’elle est arrivée d’Angleterre en Israël en 1983. Elle a été bénévole au centre d’intégration de Kiryat Gat en même temps qu’Emmanuel Shmuel, un jeune homme éthiopien qui avait récemment immigré en Israël.

Ils sont devenus amis et se sont mariés en 1986.

« Nous avons été accueillis partout à Kyriat Gat », a déclaré Shmuel. « Tout le centre d’intégration a fait notre mariage pour nous. »

Le couple s’est installé dans la région de Jérusalem et a eu quatre enfants, ce qui a amené Shmuel à écrire des livres pour enfants mettant en scène des « enfants marrons », a-t-elle dit, les premiers livres en Israël à représenter des enfants de couleur. Elle a fini par en écrire 15 autres, 13 pour enfants et trois pour adultes.

Les expériences des préjugés et du racisme subies par ses enfants ont incité Shmuel à créer des livres illustrés pour eux.

Finalement, Shmuel a retrouvé le chemin de l’anthropologie, obtenant un doctorat sur les relations inter-générationnelles et le transfert de la culture et du patrimoine culturel, qui comprenait des recherches sur la communauté éthiopienne et les luttes des immigrants éthiopiens en Israël. Elle a également suivi une formation de conseillère parentale pour la communauté éthiopienne, ce qui s’inscrit dans son engagement à rendre service et à aider la communauté dont elle fait partie depuis près de 40 ans.

« Il m’a fallu beaucoup de temps pour me sentir à l’aise pour mener cette recherche dans la communauté éthiopienne, mais j’ai pris davantage conscience de la division inter-générationnelle de la communauté », a déclaré Shmuel. « Je voulais mieux la comprendre. »

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