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La grève à Jérusalem est terminée

Un compromis a été trouvé entre la ville et le ministère des Finances ; reprise des activités municipales sous peu

Les ordures jonchent le sol à Jérusalem en raison de la grève de la municipalité, au marché Mahane Yehuda, le 29 janvier 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Les ordures jonchent le sol à Jérusalem en raison de la grève de la municipalité, au marché Mahane Yehuda, le 29 janvier 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Une grève de la Mairie de Jérusalem, qui avait causé l’amoncellement des ordures dans les rues et la fermeture des jardins d’enfants, est terminée.

La fin de la grève a été annoncée par Zeev Elkin, le ministre en charge des Affaires de Jérusalem, qui a aidé aux négociations menées entre la ville et le ministère des Finances.

“Maintenant, les habitants de Jérusalem peuvent reprendre le cours normal de leur quotidien et nous pourrons continuer à chercher une solution à apporter aux problèmes budgétaires de Jérusalem », a-t-il dit.

Au troisième jour de la grève qui paralysait la ville, la municipalité de Jérusalem avait indiqué mardi qu’elle serait peut-être contrainte de licencier « des centaines d’employés » et de fermer « des dizaines de classe » si aucune solution n’est trouvée au dialogue de sourds entre la ville et le ministère des Finances, au sujet de salaires non-versés.

Les services municipaux étaient quasiment à l’arrêt dans la ville depuis l’annonce de la grève générale dimanche. Cette grève faisait suite au non-versement de la subvention unique de 800 millions de shekels de la part du ministère, en plus du budget annuel.

En plus de l’absence de services municipaux, tels que le ramassage des ordures et des services sociaux, les crèches ont été fermées à Jérusalem mardi, mais les services d’éducation spécialisés étaient toujours opérationnels.

Lundi, les collèges et lycées de Jérusalem ont ouvert à 10 heures et les activités de l’après-midi des écoles maternelles ont été annulées.

En réaction à cette situation, la municipalité a diffusé une communiqué sur sa page Facebook mardi au sujet de la « guerre de Jérusalem » menée par le ministère des Finances, dans lequel elle décrit les mesures drastiques qui seront prises si aucune solution n’est trouvée.

« La mairie sera contrainte de fermer des dizaines de salles de classe que la mairie loue pour 100 millions de shekels, obligeant les étudiants à rester chez eux », a indiqué le communiqué.

La mairie de Jérusalem, en avril 2010. Illustration. (Crédit : Abir Sultan/Flash90)
La mairie de Jérusalem, en avril 2010. Illustration. (Crédit : Abir Sultan/Flash90)

En plus des importantes coupes budgétaires pour le domaine de l’éducation, la municipalité a déclaré qu’elle devra licencier « des centaines d’ouvriers de l’assainissement » ce qui « impactera gravement les services de nettoyage de la ville ».

La municipalité a également affirmé qu’elle devra mettre en place des coupes budgétaires élargies aux services sociaux, notamment pour les personnes âgées, les aveugles, les anciens drogués et la jeunesse à risque.

Dans sa déclaration, le maire de Jérusalem Nir Barkat avait annoncé que tous les licenciements et les coupes budgétaires aux services municipaux qui s’ensuivraient seraient entièrement imputables au ministre des Finances Moshe Kahlon.

« Le refus exprimé par le ministère des Finances à transférer les fonds promis à Jérusalem entraîneront des dommages à la capitale d’Israël », a déclaré Barkat, ajoutant que « cela serait la responsabilité directe du ministre des Finances ».

Les employés de la mairie de Jérusalem avec le maire Nir Barkat au centre protestent devant le ministère des Finances à Jérusalem, le 29 janvier 2017 contre le retard de paiement du budget annuel. (Crédit : Yonathan Sindel)
Les employés de la mairie de Jérusalem avec le maire Nir Barkat au centre protestent devant le ministère des Finances à Jérusalem, le 29 janvier 2017 contre le retard de paiement du budget annuel. (Crédit : Yonathan Sindel)

En dépit des accusations de Barkat, le ministère des Finances soutient que l’absence des fonds est due à une mauvaise gestion et a demandé au ministre de l’Intérieur Aryeh Deri de mandater un comptable pour empêcher la mairie « de prendre en otage » les résidents de Jérusalem.

La municipalité a démenti les accusations de mauvaise gestion et a accusé la trésorerie de mener une campagne médiatique malhonnête.

« Nous sommes désolés de voir que le ministère des Finances a recours au mensonge médiatique au lieu de renforcer la ville. Les défis de la capitale sont les défis du pays », a affirmé la mairie dans un communiqué.

« À l’inverse de ce que prétend le ministère des Finances, l’ère Barkat n’a jamais vu de déficit et la mairie a même été récompensée par le ministère de l’Intérieur pour le bon usage de ses finances et pour sa transparence. »

Mardi, le parti Yerushalmim avait annoncé qu’il quitterait la coalition au pouvoir à la mairie à cause de la fermeture des crèces durant la grève. Dans une publication Facebook, le parti a qualifié cette fermeture « illégale et immorale » et a accusé Barkat d’oublier « qu’il est supposé travailler pour Jérusalem », et non pas l’inverse.

Le bureau de Barkat a déclaré dans un communiqué que le départ du parti Yerushalmim n’impactera pas le bon fonctionnement de la coalition et a ajouté qu’il est « malheureux que les employés de Kahlon préposés à la ville fassent passer leurs petits intérêts politiques avant ceux de la ville ».

La députée Rachel Azria, actuellement membre du parti Kulanu (parti du ministre des Finances), avait par le passé, dirigé le parti Yerushalmim et était l’une des ajointes au maire.

La grève a touché les résidents de Jérusalem et tous ceux qui travaillent dans la ville de plusieurs manières différentes. Le rappel le plus visuel reste les énormes amas de déchets qui se sont accumulés dans les rues.

Mardi, la Dixième chaîne avait publié un enregistrement sur son compte Twitter, qui montre des employés municipaux en train de répandre des déchets sur la voie du tramway près du marché de Mahané Yehouda, dans ce qui ressemble à une tentative de perturber la circulation du tramway dans le centre-ville de Jérusalem.

En plus de l’accumulation des déchets, les agents d’entretien de la ville ont également placé des camions d’éboueurs à proximité des bureaux du gouvernement, afin de perturber la circulation.

Lundi, des dizaines de camions de poubelle ont stationné devant la Knesset, avec des panneaux, « Si je t’oublie Jérusalem », en référence au célèbre verset des Psaumes « Si je t’oublie jamais, Jérusalem, que ma droite me refuse son service ! »

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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