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La Kapparot peut continuer à New York

Les juges ont maintenu la décision prise en 2015 de refuser de bloquer le sacrifice de poulets qui précède Yom Kippour

Un juif ultra-orthodoxe participant au rituel de  kapparot , pendant lequel un poulet est secoué au dessus de la tête, l'individu transférant par ce geste ses péchés au volatile. Illustration. (Crédit : Dima Vazinovich/Flash90)
Un juif ultra-orthodoxe participant au rituel de kapparot , pendant lequel un poulet est secoué au dessus de la tête, l'individu transférant par ce geste ses péchés au volatile. Illustration. (Crédit : Dima Vazinovich/Flash90)

Le rituel de la kapparot qui précède Yom Kippour pourra continuer à être exécuté à New York, a jugé une cour d’appel de Manhattan.

Le département de première division d’appel a ainsi maintenu mardi une décision judiciaire émanant d’une juridiction inférieure qui avait refusé de bloquer le rituel d’abattage traditionnel de poulets avant Yom Kippour en 2015, lorsque l’organisation « Alliance to End Chickens as Kaporos » ainsi que 19 habitants de Brooklyn vivant à proximité du lieu où se tenait le rituel avaient déposé plainte pour qu’il soit mis un terme à ce sacrifice animal, a annoncé le New York Daily News.

Le rituel de Kapparot implique de faire tourner un poulet vivant au dessus de la tête par trois fois et de réciter une prière pour transférer les péchés au volatile. Le poulet est alors tué et donné aux pauvres. Ces dernières années, l’argent a remplacé l’animal pour le rite dans de nombreux groupes juifs.

La plainte, qui désignait plusieurs rabbins, des synagogues, le département de la police de New York et la municipalité elle-même, accusait les département des forces de l’ordre et de la santé d’aider au déroulement du rituel en bloquant les rues et les trottoirs et de ne pas appliquer les lois de la ville et de l’état régulant la santé et empêchant les actes de cruauté envers les animaux.

Rituel de la kapparot à Bnei Brak, le 11 septembre 2013. Illustration. (Crédit : Gady Munz Pikiwiki Israel/CC BY/Wikimedia commons)
Rituel de la kapparot à Bnei Brak, le 11 septembre 2013. Illustration. (Crédit : Gady Munz Pikiwiki Israel/CC BY/Wikimedia commons)

« Même si de telles pratiques peuvent être troublantes pour les non-adhérents, la Cour suprême des Etats-Unis a reconnu le sacrifice d’un animal comme sacrement religieux et a décidé qu’il serait protégé sous la clause de libre exercice mentionnée dans la Constitution, telle qu’elle est mise en œuvre dans les états à travers le Quatorzième amendement », a estimé le jugement de la cour d’appel.

L’Alliance a expliqué qu’elle transmettrait le dossier à la cour suprême de l’état, disant que le vote, par trois voix contre deux, de la cour d’appel laissait la porte ouverte à un renversement, selon l’article.

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