La Knesset approuve le budget en première lecture, mais des obstacles demeurent
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La Knesset approuve le budget en première lecture, mais des obstacles demeurent

Les législateurs doivent encore voter sur la loi d'arrangements, où la coalition reste divisée sur certaines questions, dont une réforme visant à rationaliser la bureaucratie

Le ministre des Finances Avigdor Liberman, à droite, lors d'un vote sur le budget de l'État dans la salle de réunion de la Knesset, le 2 septembre 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)
Le ministre des Finances Avigdor Liberman, à droite, lors d'un vote sur le budget de l'État dans la salle de réunion de la Knesset, le 2 septembre 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

La Knesset a adopté le budget de l’État en première lecture jeudi, marquant une étape importante pour la coalition, qui doit maintenant faire face à l’obstacle plus difficile de l’adoption d’un projet de loi d’accompagnement détaillant l’allocation des ressources.

La proposition de budget bi-annuelle approuvée en août par le gouvernement de coalition du Premier ministre Naftali Bennett, qui a succédé en juin à Benjamin Netanyahu, a été votée à 59 voix pour et 54 contre à la Knesset.

Au terme de ce vote en première lecture, le budget peut désormais être discuté en commission parlementaire avant d’être possiblement entériné en deuxième et troisième lecture, lors de votes prévus cet automne.

« Le budget de l’Etat pour 2021 sera d’environ 432,5 milliards de shekels et d’environ 452,5 milliards de shekels pour 2022 », a précisé le ministère des Finances dans un communiqué, le gouvernement ayant décidé de présenter un seul budget pour les années fiscales 2021 et 2022.

En raison d’une longue crise politique ayant conduit à la tenue de quatre élections législatives en moins de deux ans, aucun budget n’avait été voté en Israël depuis 2018. En décembre 2020, la Knesset avait d’ailleurs été dissoute en raison de l’incapacité des députés à s’entendre sur un budget.

S’adressant aux législateurs, le ministre des Finances Avigdor Liberman l’a qualifié de « budget le plus social de l’histoire du pays ».

En revanche, le législateur de l’opposition Moshe Gafni, qui dirige le parti Yahadout HaTorah et est un ancien président de la commission des Finances de la Knesset, a déclaré que « c’est le budget le plus antisocial qui ait été présenté à la Knesset depuis 33 ans que je suis député ».

Le chef de l’opposition Benjamin Netanyahu a participé aux débats derrière une cloison de verre dans une section de quarantaine spécialement aménagée dans la galerie d’observation publique du plénum. Netanyahu est rentré récemment de vacances à Hawaï et, conformément aux directives relatives au coronavirus, il doit s’isoler pendant une semaine.

S’exprimant depuis la tribune, Netanyahu a qualifié le budget de « terrible ».

« Il comporte des coupes et augmente les impôts, en contradiction totale avec vos assurances », a-t-il déclaré. « Vous avez fait du tort aux agriculteurs, aux classes les plus faibles, à la périphérie, à la classe moyenne ».

L’économie israélienne s’est redressée après avoir été minée par la pandémie. La Banque centrale pronostiquait en juillet une croissance du PIB de 5,5 % en 2021 et de 6 % en 2022 tout en prévenant des effets que pourrait avoir sur la croissance un nouveau confinement.

La Knesset doit maintenant également voter la loi sur les arrangements qui, entre autres, détermine comment les fonds seront répartis. Des dissensions subsistent au sein de la coalition sur ce texte de loi.

Si les deux projets de loi budgétaires ne sont pas adoptés après trois lectures par la plénière de la Knesset avant la date limite du 4 novembre, le Parlement sera automatiquement dissous et des élections seront organisées.

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