La Knesset assouplit la loi sur les îles touristiques de la mer Morte et d’Eilat
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La Knesset assouplit la loi sur les îles touristiques de la mer Morte et d’Eilat

Un jour après le retrait de la loi par le ministre de la Santé, les députés votent un assouplissement des restrictions et affirment qu'ils s'attaqueront plus tard à la réouverture

Des gens profitent de la plage dans la station balnéaire d'Eilat, le 6 novembre 2020. (Yossi Aloni/Flash90)
Des gens profitent de la plage dans la station balnéaire d'Eilat, le 6 novembre 2020. (Yossi Aloni/Flash90)

Une commission de la Knesset a approuvé mardi un projet de loi qui lèverait certaines restrictions liées au confinement du virus dans deux hauts lieux du tourisme, un jour après que le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, l’a retiré lors d’une lecture en séance plénière en raison d’un conflit sur sa portée.

Le projet de loi vise à transformer la station balnéaire d’Eilat, sur la mer Rouge, et une zone hôtelière proche de la mer Morte en « îles touristiques », exemptées de certaines restrictions sur le coronavirus, afin que les hôtels puissent rouvrir.

Ces deux régions, qui dépendent fortement du tourisme, ont vu le chômage monter en flèche avec la fermeture d’hôtels dans le cadre d’une mesure de bouclage national.

Le député Kakhol lavan Eitan Ginzburg, qui a parrainé le projet de loi, a déclaré à la commission qu’il valait mieux trouver un compromis et laisser au moins Eilat et la région de la mer Morte reprendre certaines activités plutôt que de perdre du temps à se battre avec le ministère de la Santé sur le texte.

« Il est préférable d’avancer le projet de loi afin que nous l’adoptions aujourd’hui ou demain au plus tard », a-t-il déclaré. « Permettons l’ouverture des deux localités qui représentent 50 % du tourisme en Israël et nous continuerons à discuter du reste avec le ministère de la Santé ».

Le porte-parole de la Knesset a déclaré que le projet de loi serait soumis à une première lecture plus tard dans la journée.

Le rivage de la mer Morte et ses hôtels, le 18 octobre 2020. (Menachem Lederman/Flash90)

Lundi, Edelstein a retiré la législation alors que le vote était toujours en cours, après le rejet par les députés d’un amendement qu’il avait soutenu et qui aurait empêché que d’autres sites touristiques ne bénéficient du statut spécial à l’avenir. M. Edelstein, ainsi que d’autres responsables de la santé, ont insisté pour que le confinement national soit levé lentement et prudemment.

En plus des hôtels, le projet de loi aurait permis au gouvernement d’autoriser la réouverture de restaurants et d’attractions touristiques dans ces lieux après des mois de fermeture pendant le second bouclage du pays.

Les députés de la coalition et de l’opposition ont critiqué Edelstein pour cette décision.

Selon les termes du projet de loi, les deux zones seront déclarées « zones touristiques spéciales », a déclaré le ministère du Tourisme dans un communiqué le mois dernier, après que le gouvernement a initialement approuvé le projet de loi à envoyer à la Knesset.

Il a appelé ces zones « îles touristiques vertes », en référence à un système gouvernemental de codage par couleur utilisé pour classer les zones infectées par le virus, le rouge étant le plus infecté et le vert ayant les taux d’infection les plus faibles.

Eitan Ginzburg, député du parti Kakhol lavan, à la Knesset, le 29 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

L’entrée dans les zones spéciales sera conditionnée à ce que les visiteurs montrent qu’ils ont été testés négatifs pour le coronavirus au cours des 48 heures précédentes.

Le ministère du Tourisme a expliqué qu’Eilat et la région de la mer Morte dépendent presque exclusivement du tourisme et de l’hôtellerie et que la raison d’être du projet de loi est basée sur les caractéristiques particulières des deux sites.

Il n’y a qu’une seule autoroute principale qui mène à la ville portuaire d’Eilat, au sud, qui est par ailleurs entourée de désert, et la zone hôtelière désertique de la mer Morte à Ein Bokek n’a pas de population résidentielle locale. La plupart des travailleurs viennent d’Arad, la ville la plus proche.

L’industrie touristique israélienne a été mise à genoux par le virus, bien qu’elle ait bénéficié d’un répit au printemps et en été lorsque les touristes nationaux ont inondé les hôtels israéliens au lieu de se rendre à l’étranger.

Le taux de chômage à Eilat reste supérieur à 40 %, bien au-dessus de la moyenne nationale, selon le site d’information Walla news.

Un plan en plusieurs étapes visant à lever le confinement devrait prendre environ quatre mois, et certains responsables de la santé ont averti que certaines restrictions déjà levées pourraient être réimposées à moins que le nombre d’infections continue de baisser.

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