La Ligue arabe réclame une enquête internationale sur les « crimes » israéliens
Rechercher

La Ligue arabe réclame une enquête internationale sur les « crimes » israéliens

Les Etats-Unis ont déjà bloqué l'adoption d'une déclaration au Conseil de sécurité de l'ONU appelant à une enquête indépendante

Le ministre saoudien des affaires étrangères  Adel al-Jubeir, au centre, et le secrétaire-général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit, à gauche, lors d'une rencontre des ministres des affaires étrangères de la Ligue arabe; dans la capitale égyptienne du Caire, le 17 mai 2018 (Crédit :  AFP Photo/Mohamed El-Shahed)
Le ministre saoudien des affaires étrangères Adel al-Jubeir, au centre, et le secrétaire-général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit, à gauche, lors d'une rencontre des ministres des affaires étrangères de la Ligue arabe; dans la capitale égyptienne du Caire, le 17 mai 2018 (Crédit : AFP Photo/Mohamed El-Shahed)

La Ligue arabe a réclamé jeudi une enquête internationale sur les « crimes » israéliens, selon elle, après la mort 59 Palestiniens, dont au moins 50 terroristes, à la frontière de la bande de Gaza.

Des frappes israéliennes ont été menées avant l’aube contre des positions du mouvement terroriste islamiste du Hamas au pouvoir à Gaza, en riposte à des coups de feu tirés en direction de soldats postés le long de la frontière, et à des tirs de mitrailleuse lourde qui ont atteint mercredi la petite ville israélienne de Sdérot, près de la bande de Gaza.

Les chefs de la diplomatie arabes se sont réunis en session extraordinaire, à la demande de l’Arabie saoudite, après la mort de 59 Palestiniens dont au moins 50 faisaient partie du Hamas.

Dans un communiqué final publié au Caire, les ministres arabes ont demandé au Conseil de sécurité de l’ONU de « prendre les mesures nécessaires pour former une commission d’enquête internationale sur les derniers événements de Gaza ».

Or, lundi, les Etats-Unis ont bloqué l’adoption d’une déclaration au Conseil de sécurité de l’ONU appelant à une enquête indépendante.

Les ministres arabes ont par ailleurs de nouveau condamné le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.

Réunions islamique et de l’ONU

Lors de la réunion du Caire, le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit a lui aussi appelé à « une enquête internationale » sur les « crimes » des forces israéliennes.

« Nous assistons à un état d’agression flagrante contre la loi et la légitimité internationales », a-t-il dit.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a fermement condamné « le fait que l’occupation israélienne ait ciblé des civils non armés ».

Et le ministre palestinien Riyad al-Maliki a appelé à « assurer la protection internationale du peuple palestinien sans défense contre la brutalité de l’occupation ».

Pour l’organisation panarabe, « la responsabilité des responsables israéliens pour leurs crime » doit être sanctionnée et « la réparation pour les victimes » assurée.

Le Président de la Turquie et le chef du Parti de la justice et du développement (APK) Recep Tayyip Erdogan prononce un discours lors de la réunion du groupe parlementaire du Parti AKP à la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMMM) à Ankara le 8 mai 2018. (AFP/Adem Altan)

Vendredi à Istanbul, des représentants des pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), se sont réunis sous la houlette du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a pris la tête de la protestation anti-israélienne.

Le projet de communiqué appelle notamment à « fournir une protection internationale au peuple palestinien » et « condamne les actions criminelles des forces israéliennes contre les civils désarmés » dans la bande de Gaza, a appris l’AFP auprès de participants.

Le texte accuse en outre l’administration américaine « d’encourager les crimes d’Israël et de le protéger » et dénonce le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, selon la même source.

Par le biais de l’OCI, forte de 57 pays membres, M. Erdogan voulait adresser « un message très fort au monde ». Il a en outre appelé à une manifestation le jour même à Istanbul sous le slogan « Halte à l’oppression », en solidarité avec les Palestiniens.

Vendredi également, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU se réunira à Genève spécialement pour examiner « la détérioration de la situation des droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés ».

Des Palestiniens scandent des slogans lors d’affrontements avec les forces de sécurité israéliennes près de la frontière entre la bande de Gaza et Israël à l’est de la ville de Gaza le 14 mai 2018. (MAHMUD HAMS/AFP)

Le chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinouar, a prévenu que « si le blocus continue, nous n’hésiterons pas à recourir à la résistance armée ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...