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La Maison Blanche défend le projet de Biden de se rendre en Arabie saoudite

L'administration a déclaré que les discussions entre le président et MBS jugé responsable du meurtre de Jamal Kashoggi auront des "résultats significatifs" au Moyen-Orient

President Joe Biden gives a thumbs up as he boards Air Force One at Columbia Metropolitan Airport in West Columbia, S.C., en route to Philadelphia after speaking at the South Carolina State University's 2021 Fall Commencement Ceremony in Orangeburg, S.C., Friday, Dec. 17, 2021. (AP Photo/Carolyn Kaster)
President Joe Biden gives a thumbs up as he boards Air Force One at Columbia Metropolitan Airport in West Columbia, S.C., en route to Philadelphia after speaking at the South Carolina State University's 2021 Fall Commencement Ceremony in Orangeburg, S.C., Friday, Dec. 17, 2021. (AP Photo/Carolyn Kaster)

La Maison Blanche a défendu lundi le projet de visite de Joe Biden au prince saoudien Mohammed ben Salmane, en dépit des conclusions du renseignement américain selon lesquelles il a « validé » l’assassinat du journaliste dissident Jamal Khashoggi.

« Ce voyage en Israël et en Arabie saoudite – lorsqu’il aura lieu – interviendra dans le contexte d’importants objectifs pour le peuple américain dans la région du Moyen-Orient », a jugé auprès de journalistes la porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre.

« Si (Joe Biden) décide que c’est dans l’intérêt des Etats-Unis de nouer contact avec un dirigeant étranger et que ce contact peut apporter des résultats, alors il le fera », a-t-elle ajouté.

La monarchie pétrolière « a été un partenaire stratégique pendant près de 80 ans. Il est indubitable que d’importants intérêts (américains) sont liés à l’Arabie saoudite », a-t-elle dit.

La presse américaine annonçait que Joe Biden effectuerait sa première visite de président en Israël et en Arabie saoudite à l’occasion d’une tournée qui doit l’emmener ce mois-ci en Allemagne et en Espagne pour des sommets du G7 et de l’Otan.

Mais, face aux critiques concernant cette volte-face du président démocrate, qui avait promis de traiter le royaume en « paria » après l’assassinat de Jamal Khashoggi, la Maison Blanche s’est refusée à confirmer ces informations.

Mohammed ben Salmane (à gauche) et le journaliste assassiné Jamal Khashoggi. (Orwell Productions)

Les médias ont donc ensuite affirmé que le voyage avait été décalé, peut-être au mois de juillet.

Refusant une nouvelle fois de confirmer, Karine Jean-Pierre a nié que l’exécutif ait changé ses projets.

« Des personnes ont demandé si cela avait été décalé. Le président a dit lui-même (…) qu’une visite était envisagée. Mais elle n’a pas été déplacée ou décalée. Ces informations ne sont pas exactes. »

Un voyage en juin « a été envisagé mais jamais arrêté », a-t-elle commenté.

Ce réchauffement diplomatique intervient juste après deux apparentes concessions saoudiennes aux objectifs de Joe Biden : une augmentation de la production de pétrole brut qui pourrait aider à soulager la hausse des prix, et la prolongation d’une trêve au Yémen.

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