La majorité des terroristes tués à Gaza étaient issus du Jihad islamique
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La majorité des terroristes tués à Gaza étaient issus du Jihad islamique

Huit membres du groupe soutenu par l'Iran, accusé d'avoir été le principal instigateur des violences, sont morts. Le Hamas aurait perdu 3 agents dans les frappes israéliennes

Des proches transportent le corps d'un Palestinien tué lors des frappes israéliennes la veille, durant des funérailles à Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, le 6 mai 2019 (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)
Des proches transportent le corps d'un Palestinien tué lors des frappes israéliennes la veille, durant des funérailles à Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, le 6 mai 2019 (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

Au moins onze Palestiniens tués lors de frappes israéliennes dans la bande de Gaza depuis vendredi appartenaient à des membres d’organisations terroristes, selon le Jihad islamique et le Hamas. Et huit d’entre eux étaient des membres des brigades Al-Quds, l’aile armée du Jihad islamique.

Les brigades ont confirmé sur leur site internet les identités des huit hommes.

Les brigades Ezzedine al-Qassam – l’aile armée du Hamas – ont confirmé dans des déclarations que trois autres combattants morts durant les combats appartenaient à leurs rangs.

Israël a mené des centaines de frappes aériennes dans la bande de Gaza, samedi et dimanche, après que les groupes terroristes de l’enclave côtière – notamment le Jihad islamique et le Hamas – ont commencé à faire pleuvoir roquettes et autres missiles vers le sud d’Israël dans la matinée de samedi.

Des flammes et de la fumée s’élèvent de bâtiments de Gaza City lors de frappes israéliennes présumées, le 25 mars 2019 (Crédit : Mahmud Hams / AFP)

Quatre civils israéliens ont été tués dans cette escalade de violences : Trois ont été victimes de tirs de roquettes et un homme est mort lorsque son véhicule a été touché par un missile anti-tank.

Le ministère de la Santé dirigé par le Hamas, à Gaza, a pour sa part indiqué que 29 Palestiniens avaient trouvé la mort dans les frappes israéliennes, notamment deux femmes enceintes et un nouveau-né. L’Etat juif a affirmé que l’une de ces femmes et son bébé avaient été tués par un lancement de roquette raté et non suite aux attaques de Tsahal.

Les services de secours palestiniens tentent d’éteindre l’incendie de la voiture appartenant à un haut-membre du Hamas, Hamed Hamdan al-Khodari, touchée par une frappe aérienne à Gaza City, le 5 mai 2019 (Crédit : MAHMUD HAMS/AFP)

Un porte-parole de l’armée n’a pas été en mesure de commenter pour le moment le bilan meurtrier présumé des violences enregistré à Gaza.

Selon les forces israéliennes, les frappes ont visé des infrastructures appartenant aux groupes terroristes, notamment des entrepôts d’armements et des structures de lancement et de production de roquettes.

L’armée a également reconnu avoir tué le commandant de terrain du Hamas Hamed Hamdan al-Khodari dans une attaque ciblée.

Elle a expliqué qu’al-Khodari était propriétaire d’un certain nombre de bureaux de change dans la bande de Gaza et qu’il les utilisait pour faire entrer des liquidités iraniennes au sein de l’enclave côtière à destination du Hamas, du Jihad islamique et autres groupes terroristes.

De la fumée s’élève lors du lancement de roquettes visant Israël depuis Rafah, dans la bande de Gaza, le 4 mai 2019 (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Le calme est revenu sur la frontière lundi, après que les deux parties ont conclu un cessez-le-feu présumé. Le Hamas et le Jihad islamique, des groupes terroristes qui ont tous les deux juré de détruire Israël, ont annoncé cette trêve, tandis qu’Israël a gardé le silence – conformément à sa politique générale.

Contrairement aux derniers éclats de violence, dont les prémisses avaient été attribués au Hamas, le Jihad islamique, soutenu par l’Iran, a été accusé par l’Etat juif d’avoir été le principal instigateur des affrontements du week-end.

Le général réserviste Amos Yadlin a confié que l’armée s’était focalisée sur des cibles appartenant au Jihad islamique, entraînant un bilan meurtrier plus lourd pour ce dernier.

« Encouragé par l’Iran, le Jihad islamique a œuvré à embraser la frontière avec ses roquettes et ses snipers », a-t-il dit.

Membres du Jihad islamique palestinien – 6 mars 2015 (Crédit : afp)

Pendant le week-end, les responsables israéliens ont accusé le Jihad islamique d’avoir été à l’origine de l’escalade des tensions avec Israël.

« Le mouvement du Jihad islamique entraîne vers l’escalade le Hamas et la bande de Gaza toute entière. Il a été à l’origine de cette escalade et il fait tout ce qui est en son pouvoir pour enflammer la bande de Gaza et détruire les initiatives de retour au calme », a commenté samedi Ofir Gendelman, le porte-parole arabophone du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Le Jihad islamique a prouvé une fois encore qu’il ne se préoccupe guère des résidents de Gaza et il paie maintenant le prix des attaques commises à notre encontre ».

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