La marche blanche pour Lucie Sarah Halimi s’est déroulée dans la sobriété
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La marche blanche pour Lucie Sarah Halimi s’est déroulée dans la sobriété

Un millier de personnes ont rendu hommage à cette femme défenestrée dans la nuit du 4 au 5 avril, dans des conditions où subsistent des zones d'ombres

Marche blanche à la mémoire de Lucie Sarah Halimi, à Paris, le 9 avril 2017. (Crédit : Bernard Musicant/Twitter)
Marche blanche à la mémoire de Lucie Sarah Halimi, à Paris, le 9 avril 2017. (Crédit : Bernard Musicant/Twitter)

Dimanche matin, une marche blanche en mémoire de Lucie Sarah Halimi a rassemblé un millier de personnes et relié le métro Belleville au domicile de cette femme de 66 ans défenestrée dans la nuit du 4 au 5 avril, situé rue Vaucouleurs.

Ni slogan, ni drapeau, cette marche, décrite comme « calme » par un témoin, s’est déroulée dans une très grande sobriété.

Dans la foule on a pu apercevoir Joël Mergui, président des Consistoires, et, discret, l’historien Georges Bensoussan. A la marge, quelques journalistes de la presse généraliste ont interrogé des participants.

« Nous sommes venus exprimer notre émotion, notre choc face à un acte barbare, on demande que toute la vérité soit faite », a affirmé à l’AFP, Jil Taieb, vice-président du Crif.

Arrivés au pied de l’immeuble de la victime, un kaddish a été récité avant que la foule ne se disperse dans les rues de Belleville.

The Jews of France recite Kaddish and Hatikva prayer under the house of the murdered Sara Halimi. https://www.facebook.com/www.0404.co.il/videos/1503337283072381/

Posted by Chaiya Eitan on Sunday, 9 April 2017

Lucie Sarah Halimi, assassinée dans la nuit du 3 au 4 avril à son domicile par un homme habitant le même immeuble, a été enterrée jeudi 6 avril dans le cimetière Givat Shaul de Jérusalem.

S’ils restent bien des zones d’ombres à dissiper autour des conditions de sa mort, il apparaît selon les témoignages recueillis, et par les déclarations de la police et du procureur Molins, qu’un homme de 27 ans, décrit comme un délinquant récidiviste, se serait introduit de nuit dans son appartement et l’aurait défenestrée aux alentours de 4 heures du matin.

Cet homme, décrit comme étant dans un état second lors de son arrestation, habitait au deuxième étage de l’immeuble où loge la famille Halimi. Selon un voisin contacté par Actualité juive, le jeune homme aurait aussi tenter (avant ou après ?) de s’introduire chez lui, vers 4h30 du matin, pour y passer la nuit. Quand les policiers, appelés par la fille de la victime arrivent une demie heure plus tard, Lucie Halimi a déjà été tuée.

Des rumeurs, non démenties, ont circulé sur les mobiles de ce crime, et sur son caractère antisémite.

Selon la famille de la victime, interrogée par Actuj.com, la famille du suspect avait déjà traité à plusieurs reprises de « sale juive » Lucie Halimi sans que l’on sache avec certitude si oui ou non les mobiles antisémites entrent dans les motivations de l’assassin.

Dans un communiqué concis, le Crif a cependant pris soin de revenir sur quelques unes d’entre elles, sans présager des raisons de cet assassinat présumé :

Nous avons vérifié les informations concernant : l'éventuelle radicalisation de l'auteur des faits, une intrusion dans…

Posted by CRIF on Thursday, 6 April 2017

« Nous avons vérifié les informations concernant : l’éventuelle radicalisation de l’auteur des faits, une intrusion et des coups de couteaux donnés à Sarah Attal Halimi (Za’l) auprès de la Préfecture de Police, c’est FAUX »

Le BNVCA a annoncé vouloir se porter partie civile.

L’AFP a contribué à cet article.

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