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La mère des défunts frères Yaniv critique la campagne de crowdfunding pour Huwara

En moins de 24 heures, des Israéliens ont fait don de plus d’un million de shekels pour les Palestiniens dont les maisons et les commerces ont été détruits

Les forces de sécurité israéliennes sécurisant la scène de la fusillade terroriste lors de laquelle sont morts Halel Menachem et Yagel Yaakov Yaniv, en haut à gauche, à Huwara, en Cisjordanie, près de Naplouse, le 26 février 2023. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)
Les forces de sécurité israéliennes sécurisant la scène de la fusillade terroriste lors de laquelle sont morts Halel Menachem et Yagel Yaakov Yaniv, en haut à gauche, à Huwara, en Cisjordanie, près de Naplouse, le 26 février 2023. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)

La mère de deux jeunes frères tués dans une fusillade terroriste au début de la semaine a critiqué jeudi la campagne de crowdfunding visant à recueillir des dons pour Huwara, après qu’un groupe d’ultra-nationalistes israéliens a mis le feu à de nombreuses voitures et bâtiments en représailles.

Yaïr (Yaya) Fink, membre du parti Avoda, a lancé une campagne de financement en ligne le matin suivant l’émeute au cours de laquelle un Palestinien de 37 ans a été tué, quelque 300 personnes ont été blessées – dont quatre grièvement – et des dizaines de bâtiments et de véhicules ont été incendiés. L’émeute s’est produite quelques heures après que les deux jeunes frères Halel Menachem Yaniv et Yagel Yaakov Yaniv ont été tués dans une fusillade terroriste à Huwara. L’assassin des frères Yaniv n’a pas encore été arrêté.

En moins de 24 heures, des Israéliens ont fait don de plus d’un million de shekels pour les Palestiniens dont les maisons et les commerces ont été détruits lors de ce carnage meurtrier survenu dans la ville palestinienne, au nord de la Cisjordanie, dimanche soir.

Fink a déclaré qu’il avait été poussé à agir après avoir vu les « horribles » images du saccage, qui montraient des extrémistes juifs portant une kippa se rassembler pour un quorum de prière du soir devant des bâtiments de Huwara engloutis par les flammes.

Yaïr Fink remerciant ses soutiens après la diffusion des résultats des primaires Avoda, à Tel Aviv, le 11 février 2019. (Crédit : Gili Yaari/Flash90)

« En tant que Juif religieux moi-même… j’ai senti que je ne pouvais pas rester silencieux dans de telles circonstances », avait déclaré Fink.

La mère des deux frères Yaniv, Esti Yaniv a publié une vidéo en ligne jeudi. « Je me lève chaque matin en regardant Huwara – la ville où le meurtrier de mes fils se promène. Le village des assassins, où des douceurs ont été distribuées [pour célébrer leur meurtre]. »

Elle s’est dit « horrifiée » par l’effort de crowdfunding, « une campagne rétrograde pour les personnes qui ont distribué des baklawas après le meurtre de [ses] enfants ».

« Aucun mot n’est assez fort pour décrire cette catastrophe », avait déclaré Mme Yaniv, lors d’une conférence de presse organisée avant les funérailles. « Au lieu d’amener nos enfants jusqu’au dais nuptial, nous devons les inhumer. »

Elle avait alors réclamé l’unité parmi les Israéliens qui sont actuellement profondément divisés sur les politiques gouvernementales. « Nous sommes frères », avait-elle insisté.

« Nous aimons le pays, nous aimons l’armée et nous voulons tous vivre en sécurité », avait-elle continué. « L’armée appartient à chacun d’entre nous et nous ne devons pas l’utiliser à des fins politiques. »

Le père, Shalom, avait ajouté : « J’implore le ciel que cet incident soit le dernier. Que tous les enfants puissent se marier, avoir des enfants et construire un foyer. »

S’adressant à la Douzième chaîne, Fink a répondu qu’il faisait « 50 jours de service de réserve par an lors desquels il combat le terrorisme palestinien ». « Je pense toujours, même si je serai le dernier à le dire, que nous devons combattre les terroristes et les éliminer, mais il y a des personnes innocentes parmi les Palestiniens, et ceux qui brûlent leurs maisons et brûlent des innocents ont oublié leur humanité et oublié comment être juif. »

Interrogé par le Times of Israel lundi sur la manière dont il envisageait de transférer l’argent aux habitants de Huwara, Fink avait répondu qu’il prenait contact avec les dirigeants de la communauté de cette ville palestinienne via des intermédiaires, des anciens responsables de la sécurité israélienne, et a estimé qu’il faudrait environ trois semaines pour identifier les familles dont les maisons et les commerces ont été vandalisés. Des vérifications des antécédents seront également effectuées pour s’assurer qu’aucune partie de l’argent ne parvient à des Palestiniens ayant des antécédents d’infractions à la sécurité.

Des centaines d’Israéliens lui ont envoyé des messages de menace pour avoir lancé cette initiative, mais Fink a déclaré que les milliers de personnes qui avaient décidé de faire un don offraient « un peu d’optimisme au milieu d’une période difficile où l’actualité est remplie d’extrémistes, de terroristes et d’incendiaires. Ce n’est qu’un petit acte, mais comme le dit le proverbe juif : ‘Un peu de lumière peut dissiper beaucoup d’obscurité' ».

Jeudi soir, 11 152 donateurs avaient participé à l’initiative de Fink, donnant un total de 1 664 602 shekels – l’objectif initial était de 100 000 shekels.

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