La mère palestinienne d’un soldat israélien attend la citoyenneté depuis 21 ans
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La mère palestinienne d’un soldat israélien attend la citoyenneté depuis 21 ans

Une Cisjordanienne a épousé un Arabe israélien et a déménagé en Israël il y a plus de 20 ans mais n'a pas le droit aux soins médicaux

Une femme palestinienne n'arrive pas à obtenir la citoyenneté israélienne, en dépit du fait que son fils serve dans l'armée israélienne (Crédit : Capture d'écran Deuxième chaîne)
Une femme palestinienne n'arrive pas à obtenir la citoyenneté israélienne, en dépit du fait que son fils serve dans l'armée israélienne (Crédit : Capture d'écran Deuxième chaîne)

Une Palestinienne, dont le défunt mari était un citoyen israélien et dont le fils sert dans l’armée d’Israël, se voit refuser la citoyenneté israélienne depuis 21 ans.

Selon un reportage de la Deuxième chaîne diffusée mercredi, la femme – dont l’identité n’a pas été révélée – vient de la ville de Jénine en Cisjordanie et a déménagé en Israël après avoir épousé un Arabe israélien de Haïfa, il y a plus de deux décennies. Son mari est décédé depuis et elle est malade mais ne peut pas bénéficier de la sécurité sociale ni avoir un travail en Israël parce qu’elle n’est pas citoyenne israélienne.

« Elle ne peut pas bénéficier d’un traitement. C’est exaspérant. Nous sommes avilis par l’Etat. Je suis déçu car il y a des gens qui sont venus en Israël récemment et qui ont déjà reçu une carte d’identité et tout », a dénoncé son fils, Elias, qui sert actuellement dans l’armée israélienne, au micro de la Deuxième chaîne.

Dans la plupart des cas, le conjoint d’un citoyen israélien peut demander – et recevoir – la citoyenneté dans le cadre de la réglementation pour le regroupement familial.

Le regroupement familial en Israël implique généralement qu’un citoyen fasse la demande de citoyenneté israélienne pour son conjoint non-israélien. La loi pour la Citoyenneté et l’Entrée en Israël stipule que les citoyens d’Iran, d’Afghanistan, du Liban, de la Libye, du Soudan, de la Syrie, de l’Irak, du Pakistan, du Yémen, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza sont inadmissibles à l’octroi automatique de la citoyenneté et du permis de résidence israéliens en raison de problèmes de sécurité.

La plupart des demandes de regroupement familial sont soumises par les Arabes israéliens au nom d’un conjoint palestinien vivant en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza. Bien qu’ils ne soient pas en mesure de demander la citoyenneté en vertu de la loi sur le regroupement familial, ils peuvent présenter une demande pour des raisons humanitaires.

Il y a des milliers de familles en Israël qui n’obtiennent pas la citoyenneté selon Adalah, le Centre juridique pour les droits de la minorité arabe en Israël.

« Il y a au moins 25 000 familles qui sont touchées par cette loi raciste. Il n’y a que 8 000 personnes qui ont un permis de séjour. Ce sont les seules qui ont l’autorisation de travailler », a déclaré le porte-parole d’Adalah Sawsan Zaher sur la Deuxième chaîne.

Le ministère de l’Intérieur a déclaré sur la Deuxième chaîne : « Il semble que ce soit une résidente de Cisjordanie qui vit en Israël avec un permis temporaire. Récemment, la lettre de son avocat a été transférée à la commission des Affaires humanitaires pour les résidents de la région, afin d’examiner le cas et les circonstances ».

Il y a une inquiétude en Israël à propos de l’octroi de la résidence aux Palestiniens après que les services de sécurité du Shin Bet ont révélé en mars que plusieurs des Palestiniens qui ont mené des attaques terroristes avaient récemment reçu – ou étaient en train de demander – le statut de résident en Israël.

« Le processus de regroupement familial, qui est basé sur des préoccupations humanitaires, permet aux Palestiniens qui ont des parents qui sont des résidents d’Israël d’entrer dans [le pays] sans incident », a déclaré le Shin Bet.

« Mais récemment, il a été révélé qu’un certain nombre d’attaques terroristes ont été menées par ceux qui ont reçu ce statut », a ajouté le Shin Bet dans un communiqué.

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