La paix avec les Palestiniens, une priorité de la nouvelle coalition ?
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La paix avec les Palestiniens, une priorité de la nouvelle coalition ?

Les principes de coalition ne diffèrent guère de ceux énoncés en 2009 et 2013 pour les deux précédents gouvernements

Le Premier ministre  Benjamin Netanyahu avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas le 15 septembre 2012 (Crédit : KOBI Gideon/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas le 15 septembre 2012 (Crédit : KOBI Gideon/Flash90)

La probable prochaine coalition gouvernementale israélienne fait de la paix avec les Palestiniens l’un de ses tout premiers objectifs, sans pour autant évoquer l’idée d’un Etat palestinien, selon le texte de ses futures grandes lignes directrices publié mercredi.

« Le gouvernement s’emploiera à faire progresser le processus diplomatique et fera tout son possible pour parvenir à un accord de paix avec les Palestiniens et avec tous (les) voisins (d’Israël), tout en préservant la sécurité et les intérêts historiques et nationaux d’Israël », dit un document communiqué au Parlement et énonçant les principes directeurs de la coalition sur laquelle devrait reposer le prochain gouvernement.

Le Premier ministre de droite sortant Benjamin Netanyahu devrait soumettre son nouveau gouvernement à l’approbation du parlement jeudi ou lundi.

Netanyahu dispose d’une précaire majorité parlementaire de 61 sièges sur 120, ce qui le met à la merci de la moindre défection.

La recherche de la paix avec les Palestiniens arrive au deuxième rang des priorités de la coalition que M. Netanyahu a formée à grand-peine, derrière le droit des juifs à un Etat souverain en Israël.

Un accord de paix serait soumis à l’approbation du Parlement et, si nécessaire, à un référendum, dit le document.

Mais celui-ci ne parle pas de la création d’un Etat palestinien indépendant.Netanyahu avait enterré la création d’un Etat palestinien indépendant pendant la campagne en vue des législatives du 17 mars.

Il est depuis revenu sur ses propos. Il a assuré ne s’être jamais rétracté du discours de Bar-ilan prononcé en 2009 dans lequel il a endossé pour la première fois publiquement l’idée d’un Etat palestinien coexistant avec Israël, mais a ajouté que les conditions actuelles ne permettaient pas l’établissement d’un Etat palestinien et qu’elles devaient changer.

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