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La police boucle une localité où Netanyahu séjourne pour écarter les manifestants

L'entrée de Neve Ativ a été fermée ; le mouvement anti-refonte judiciaire prévoit d'installer un campement pendant tout le séjour du Premier ministre

Des Israéliens protestent contre la visite du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de son épouse Sara au Moshav Neve Ativ, sur les hauteurs du Golan, le 7 août 2023. (Ayal Margolin/Flash90)
Des Israéliens protestent contre la visite du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de son épouse Sara au Moshav Neve Ativ, sur les hauteurs du Golan, le 7 août 2023. (Ayal Margolin/Flash90)

Des dizaines de manifestants opposés à la refonte judiciaire du gouvernement se sont rendus lundi sur le plateau du Golan pour protester devant l’hôtel où le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son épouse passent leurs vacances.

Le Premier ministre et son épouse, Sara, séjournent à l’hôtel Panda à Neve Ativ. En raison des manifestations, la police a fermé l’entrée de la communauté, ne laissant passer que les résidents et les clients de l’hôtel, ont rapporté les médias israéliens.

Le groupe « Frères d’armes », qui représente les réservistes opposés à la refonte, a installé des tentes à l’extérieur de Neve Ativ en vue de manifester pendant toute la durée des vacances du couple.

Bien que la communauté ait été presque complètement fermée, une vingtaine des 141 résidents de Neve Ativ ont profité de leur statut de résident pour manifester contre Netanyahu à proximité de l’établissement hôtelier, a ajouté le reportage.

« Nous ne sommes pas satisfaits de la visite [de Netanyahu], qui détruit le tissu social de notre ville pendant quatre jours », a déclaré un habitant à Ynet. « La police ne permet pas à nos invités d’entrer. J’espère que les autres manifestants, qui viennent de tout le pays et du nord, pourront arriver et expliquer au Premier ministre qu’il n’est pas le bienvenu dans notre ville, ni nulle part ailleurs ».

Selon le journal Haaretz, les manifestants se sont rendus à Neve Ativ dans des bus organisés. Le mouvement anti-refonte avait commencé à se préparer à la visite du couple Netanyahu la semaine dernière.

Les clients de l’hôtel ont déclaré au site d’information Ynet qu’ils n’avaient pas été autorisés à garer leur voiture à proximité de l’hôtel et qu’ils avaient donc dû porter leurs bagages en haut d’une colline pour atteindre l’entrée.

Les manifestations contre la refonte judiciaire ont régulièrement visé les membres du gouvernement par des protestations et du chahut devant leur domicile et dans tout le pays lors d’événements publics et privés.

Des manifestants devant le 10 Downing Street, alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre son homologue britannique Rishi Sunak, à Londres, le 24 mars 2023. (Crédit : Amy Spiro/Times of Israel)

En mars, des manifestants se sont rassemblés devant l’hôtel de Netanyahu lors de son voyage à Londres. En juin, des manifestants ont perturbé un discours du ministre de l’Économie Nir Barkat à New York. Toujours en juin, des manifestants ont suivi le président de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset, Simcha Rothman, dans les rues de New York, ce qui lui a fait perdre son sang-froid.

Selon la Douzième chaîne, Netanyahu ne prend pas ses vacances à l’étranger parce qu’on lui a récemment implanté un stimulateur cardiaque, ce qui l’empêche de prendre l’avion.

La refonte judiciaire, très controversée, supprimerait de nombreux mécanismes de contrôle de la Haute Cour de justice sur le gouvernement. La première loi de cette refonte – concernant le « caractère raisonnable » – a été adoptée en juillet. Elle limite la possibilité pour la Cour suprême d’invalider une décision du gouvernement en jugeant de son « caractère raisonnable ».

Les opposants à cette loi affirment qu’elle affaiblira la capacité de la Cour à protéger les droits civils et qu’elle entravera considérablement sa capacité à protéger les hauts fonctionnaires qui occupent des postes (très) sensibles, tels que le procureur général, le chef de la police israélienne et le procureur de l’État, contre les licenciements pour des motifs inappropriés, politisant ainsi ces rôles.

La coalition affirme de son côté que l’interdiction du recours à la doctrine est nécessaire pour mettre fin à ce qu’elle appelle l’ingérence judiciaire dans la politique d’un gouvernement élu par des juges non-élus. Ils estiment que la Cour y a eu recours trop fréquemment, subvertissant ainsi la volonté de l’électorat et sapant le principe de la règle de la majorité démocratique.

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